Ce focus manga va être dédié cette semaine à l’excellente série Soul Eater créée par Atsushi Ohkubo en 2004. La série est toujours en cours de publication et appartient à la catégorie des Shonen (manga pour garçons), même si certaines thématiques abordées se rapprochent volontiers du Seinen (manga pour adulte).

Un brin d’histoire

Soul Eater se déroule à notre époque dans une école Shibusen, fondée par le maître Shinigami (un dieu de la mort). Les élèves y sont formés pour devenir des meisters maniant des armes démoniaques dévoreuses d’âmes viciées. Ces armes en question sont des êtres humains capables de se transformer. Ainsi nous suivons, entre autre, les aventures de Maka, une jeune fille manipulant Soul, un jeune homme capable de se transformer en faux démoniaque. Le but de tout meister est d’amener son arme au rang de Death Scythe en lui faisant faucher 99 âmes malfaisantes et une âme de sorcière.

Des personnages hauts en couleur

Maka et Soul ne sont bien entendu par les seuls protagonistes et l’auteur nous dépeint avec humour des personnages au caractère assez extrêmes. Chacun d’entre eux est un véritable spécialiste, d’un talent sans faille… ou presque. Et c’est justement sur ce point que le mangaka insiste. Ses personnages ont tous un « grain », un défaut tellement rédhibitoire que cela peut affecter de manière durable leur génie naturel. Le comique omniprésent de la série se base sur ce jeu constant, cette alternance de moment dramatique et sérieux, troublé par ces traits de caractères trop saillants qui viennent briser cet équilibre.

Une orientation graphique très street art

Le charadesign de Atsushi Ohkubo se veut très dépouillé avec une orientation évidente pour le street art. Ses personnages ont l’air « cool », un brin débraillé. Les cases ne s’encombrent pas de fioriture et les scènes d’action sont claires et très dynamiques. De fait, les volumes se dévorent, l’œil étant vraiment charmé par ces dessins au style direct et efficace. Ce qui renforce d’autant plus l’attachement que l’on peut ressentir à l’égard des protagonistes « bons » comme « méchants ».

Une thématique récurrente

La folie et le contrôle que l’on peut exercer dessus, voilà la thématique dédiée de Soul Eater. Et celle-ci entraine le lecteur dans le psychisme des personnages, dans cette oscillation constante entre ordre et chaos.  Cette torture permanente entre ce qui est permis et interdit nous ramène à des réflexions plus profondes sur l’aspect purement statique de l’ordre et le côté créateur du chaos. La folie et la norme… Voilà en quoi Soul Eater peut parfois se rapprocher des thématiques plus sombres et plus adultes des Seinen.

Un portage animé réussi

Le Studio Bones opère en  2008 un portage de toute beauté du manga sous la forme d’une série de 51 épisodes. Le résultat est très fidèle bien que pour la fin, les scénaristes aient eu à improviser, l’original n’étant toujours pas fini. Le rendu visuel est très fidèle et les personnages sont le reflet de ce qu’ils peuvent être dans l’oeuvre initiale. En bref, que du bon et en prime des openings  punchy et efficaces. D’ailleurs, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager mon préféré :

Une certaine mélancolie se dégage de ce thème et les images renforcent la sensation de perte irrémédiable, la plongée dans une folie obscure.

Sur ces derniers mots, je suis persuadé que vous n’avez qu’une envie, c’est de foncer dans une bonne boutique de manga et de commencer à feuilleter cette œuvre !

Bonne lecture !

Qu’en pensez-vous ?

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