Bang est un jeu de cartes se déroulant au far west. Créé en Italie par Emiliano Sciarra en 2002, le jeu arrive en France en 2003 sous le nom de Wanted avant d’être réédité par Asmodée en septembre 2009 sous le nom de Bang.

Le jeu est complété par quatre extensions, Dodge City en 2004, High Noon et A Fistfull of cards en 2005 et Wild West Show en 2010. Pour ce billet, je ne m’intéresserai qu’au jeu de base, celui-ci développant déjà des mécanismes de jeu simples mais profonds dans les tactiques applicables.

En principe

Imaginez-vous dans le lointain far west où les règlements de compte se déroulent à midi sous le soleil brûlant, les badauds vous regardant  votre adversaire et vous avec une angoisse palpable…

Voilà l’ambiance de ce jeu de cartes. Quatre à sept joueurs vont se réunir autour de la table et chacun recevra un rôle qui va déterminer ses objectifs dans la partie. Le plus important est le shérif qui va afficher dès le départ son identité contrairement aux autres joueurs qui joueront cachés mais pourront par leurs actes dévoiler leurs véritables intentions.

Le shérif sera soutenu par deux adjoints qui feront leur possible pour le protéger des quatre malfrats que nous allons à présent détailler. Les adjoints perdront la partie si leur patron vient à passer l’arme à gauche.

Trois hors-la-loi tenteront par tous les moyens de se débarrasser du shérif et gagneront bien entendu la partie s’ils parviennent à leurs fins criminelles !

Et le dernier, le renégat, doit s’arranger pour finir la partie en tête à tête avec le shérif et l’achever en dernier dans un duel légendaire.

Quelques complications

Bien entendu, si cela s’arrêtait là, ce serait bien trop simple. En plus de leur rôle tenu secret, chaque joueur, le shérif y compris, reçoit une carte de personnage qui va déterminer le nombre de balles qu’il peut encaisser avant de finir chez le croquemort (3 à 5 points de vie, sachant que le shérif a d’emblée un point de vie de plus) mais aussi lui octroyer un pouvoir supplémentaire.

La partie peut débuter, chaque joueur piochant au début de son tour deux cartes venant s’ajouter aux cartes qu’il a déjà en main. Ainsi, à son tour, un joueur peut jouer en partie ou toutes les cartes de sa main, chacune lui offrant divers bonus (des cartes à piocher en plus, des protections contre les balles des autres joueurs, de l’équipement pour tirer plus loin ou en plus grande quantité…)

Et c’est là que les bangs entrent en jeu. Le jeu de cartes dans lequel les joueurs piochent contient les fameux bangs qui permettent de faire perdre des points de vie à ses voisins, les entrainant un peu plus près du cercueil. Malheureusement, chaque joueur ne peut jouer qu’une seule carte bang par tour, du moins, c’est la règle qui peut être contournée par une carte spécifique contenue dans le jeu.

Voilà les principes généraux qui, comme vous pouvez vous en douter, sont largement contournables grâce aux différentes cartes contenues dans la pioche.

Du bluff et de l’observation

C’est le point fort de Bang. Hormis le shérif qui est la cible privilégiée, les autres joueurs sont incités à bluffer un maximum sur leur rôle par les actes qu’ils vont commettre durant le jeu. Le renégat par exemple a tout intérêt dès le début de la partie à se comporter comme un adjoint pour éviter les balles perdues du shérif et s’assurer qu’il finisse bien en duel avec ce dernier à la fin de la partie. De leur coté, les hors-la-loi ne doivent pas forcément déclarer de manière trop affirmée leurs velléités à l’égard du shérif sous peine de devoir faire face aux deux adjoints accompagnés de leur patron et du renégat qui auront l’envie de se débarrasser rapidement de ces trois malfrats. Et bien entendu, les adjoints doivent faire profil bas pour ne pas devenir des cibles faciles des hors-la-loi ou du renégat sans pour autant paraître hostile à l’égard du shérif. Le jeu repose sur un équilibre délicat et précaire des forces en présence, les trahisons allant bon train et le moindre acte un peu étrange pouvant être interprété comme une allégeance à l’un des trois camps.

Une fin en musique ?

Du coup, cette ambiance western me fait penser à une chanson de Genesis que je me fais un plaisir de vous partager !

La chanson parle de Big, un cowboy à qui il va arriver quelques péripéties que je vous laisse découvrir :

Ballad of Big

Bon écoute et bon jeu!

Découvrez également l’excellent jeu Kiproko!

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