La nouvelle est tombée ce lundi 12 décembre : le jeu de cartes à collectionner Wakfu, édité par la société Ankama, cesse d’exister tel que nous le connaissons et ne verra pas de nouvelles extensions être éditées dans les mois et années à venir. C’est l’occasion pour moi, par ce billet, de rendre hommage à ce jeu qui m’a donné envie l’année dernière de me replonger dans le monde des jeux de cartes à collectionner. Pour débuter cette explication, je vous propose de découvrir en images l’univers dont est inspiré le jeu de cartes. Il s’agit de la série animée Wakfu diffusée sur France 3 et à laquelle le jeu de cartes se réfère par moment.

Animation excellente, dessin très fin et générique entraînant. De quoi réaliser une belle série dont sera tiré le jeu de cartes.

Je ne vais pas rentrer dans l’aspect core game du jeu mais plutôt dans une explication globale de ce qui fait que ce jeu est captivant et envoûtant.

Qu’est ce qu’un jeu de cartes à collectionner ?

D’ores et déjà, définissons le jeu de cartes à collectionner. Dans le cas de Wakfu, ce sont deux joueurs qui vont s’affronter, chacun muni d’un paquet de cartes préalablement construit des cartes existants jusqu’à ce jour (un ensemble de plus de 1000 cartes différentes).

De fait, le but est d’élaborer une stratégie gagnante dès la construction permettant d’appliquer des tactiques efficaces contre son adversaire.

Buts du jeu à Wakfu

A la base, chacun contrôle un héros et son havre sac (sorte de mini forteresse dans laquelle le héros peut se cacher). Le but avoué est de réduire à zéro point de vie le héros adverse (le havre sac pouvant être détruit si d’aventure le héros venait à se planquer lâchement à l’intérieur). Autre moyen de gagner est de mener son héros de ses 0 points d’expériences au score mirobolant de 18 points d’expérience. Et dernier but, ô combien complexe, est de réunir les six Dofus, des œufs de dragon magiques donnant à son possesseur des pouvoirs mirobolants.

Comment j’y parviens ?

Pour ces 3 objectifs bien différents, le joueur aura à sa disposition des monstres, des quêtes, des objets magiques lui permettant d’élaborer sa stratégie pour arriver à ses fins. Bien entendu, il est conseillé de se concentrer sur un seul objectif afin d’avoir un paquet construit et optimisé pour atteindre efficacement le but fixé.

Ainsi une stratégie visant à abattre le héros adverse se reposera sur des monstres à invoquer, des équipements pour rendre plus fort son héros et des actions pour taper plus fort ou survivre aux assauts de l’autre héros.

Réunir les six Dofus ou gagner par l’expérience passera souvent par des quêtes et d’autres moyens fourbes pour atteindre les sommets sans périr sous les coups adverses.

Des mécanismes dynamiques

Là où dans certains jeux de cartes à collectionner, on ne va piocher que quelques cartes, Wakfu incite le joueur à une montée en puissance à chaque tour et à une nécessité de gérer les ressources adverses au fur à mesure tout en développant son jeu sous peine d’être débordé rapidement par l’adversaire. Ainsi, le jeu instaure une véritable dynamique de jeu, une notion de sacrifice de ressources pour limiter l’adversaire et un calcul important de ce que l’autre peut nous mettre dans les dents au cours des tours à venir.

Une ambiance volontairement décalée

Nous sommes dans du médiéval-fantastique mâtiné d’une bonne dose d’humour. Le studio Ankama qui, à la base produit le mmorpg Dofus, a gagné sa popularité par ses jeux de mots potaches, ses références multiples à des univers très geeks qui parlent aussi bien à de jeunes joueurs comme à des trentenaires régressifs nostalgiques des jeux vidéos 8bits de la NES. Et c’est cette ambiance si particulière que l’on retrouve dans le jeu de cartes Wakfu.

Des illustrations magnifiques

Importante contribution à l’ambiance du jeu, ce sont les illustrations mais aussi le design des cartes qui rend le jeu profondément attrayant pour l’œil. Ankama a su s’entourer d’illustrateurs renommés comme Maliki ou Takeshi Jonoo pour un rendu simplement sublime, à la fois bien léché et parfois carrément sexy (oui,c’est facile de flirter sur la libido du geek frustré ^^)

Vers une fin annoncée

Comme je l’indiquais en début de billet, le jeu est abandonné de production par son éditeur et risque comme de nombreux jeux tombés en désuétude malgré une communauté active et certains piliers/leaders d’opinion qui ont su transmettre leur passion pendant toute la durée d’existence du jeu. Je tiens à saluer les 12 d’Ogrest, mené par Vesuvian et Toad. Mes salutations vont également à Zelina, l’excellente community manager qui a animé le jeu et également Chwizz qui s’est occupé de coordonner les boutiques pour faire connaître le jeu malgré le peu de moyen.

Découvrez également le jeu d’ambiance, Oui, Seigneur des Ténèbres!

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