Je vous ai déjà parlé de Yukito Kishiro, auteur juste génial de Gunnm et de sa séquelle Gunnm Last Order. Pour ce billet, j’ai envie de vous faire partager une de ses œuvres datant de 1995, à savoir Ashman. Ce spin-off à la série initiale Gunnm se déroule dans le monde du Motorball, au sein duquel Gally fera un passage éclair, raflant trophées et gloire.

Motorball !

D’ores et déjà, qu’est-ce que le Motorball ?

Sport hyper-violent pratiqué dans la Kuzutetsu, ville décharge où le concept de survie du plus apte a été poussée à son paroxysme, celui-ci sert de soupape de sécurité pour garder la population sous contrôle en lui proposant un divertissement permettant d’évacuer au mieux les pulsions agressives générées par cet entassement de pauvreté et de désespoir.

Anti-héros

Snev, cyborg de son état et personnage principal de ce one-shot, a tout du anti héros. Coureur de Motorball, il n’a jamais gagné une seule course et s’est crashé systématiquement pour le plus grand plaisir des fans de crash. Hanté par la vision d’un marathonien sur la piste, il perd tout contrôle dès son apparition et finit en débris dès qu’il s’impose à lui. Dépressif, amorphe, il va pourtant faire une découverte qui va faire bascule sa vie.

Un graphisme surprenant

L’ambiance dépeinte par Kishiro est différente de ce que l’on peut rencontrer entre Gunnm et GunnmLastOrder. Les cases sont encore plus dynamiques et le style graphique s’impose comme une subtile fusion entre le manga et les comics noirs américains type Sin City. Le rendu est sublime, ultra violent, comme vous pouvez vous en doutez, et surtout très immersif.

Le lecteur partage avec surprise et plaisir les pensées de Snev, ses doutes mais aussi l’extase qu’il ressent juste avant que le marathonien vienne perturber son shot d’adrénaline.

Peu de dialogue

Ce qui frappe dans cette œuvre, c’est le peu de dialogue propre à l’oeuvre. L’auteur ne s’embarrasse pas de l’écrit, lui préférant une succession quasi ininterrompue de scènes permettant au lecteur de s’intégrer toujours plus profondément dans la conspiration autour de Snev. La méthode utilisée génère de fait une rapidité de lecture assez surprenante sans donner l’impression de ne pas comprendre où Kishiro veut nous emmener. La fluidité de l’action et du scénario s’enchainent avec une facilité déconcertante et c’est avec plaisir que l’on se voit reprendre le manga pour le relire et se délecter de ces fabuleuses planches.

Vous pouvez déjà voir quelques aperçus de l’œuvre dans ce billet et je ne peux que vous conseiller de vous procurer de toute urgence un exemplaire de ce manga, qui mérite une place d’honneur dans toute étagère d’amateur d’illustrations japonaises…

Qu’en pensez-vous ?

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