Il s’agit sûrement d’un des derniers Final Fantasy sur Playstation auquel j’ai touché et il m’en reste un souvenir mélancolique, emprunt d’une certaine nostalgie.

Final Fantasy IX est une épopée surprenante emplie de thèmes touchants et inquiétants à travers des personnages hauts en couleur. Bien entendu, la musique est issu des mains d’orfèvre de Nobuo Uematsu et contribue à merveille à intégrer le joueur dans l’ambiance si particulière de ce neuvième opus de la série.

Laissez-vous emporter par cette introduction, toute en sensibilité et en mystère…

 

 

Synopsis

Je ne vais pas plonger dans les méandres du scénario mais simplement vous donner les quelques clés d’introduction à l’univers de ce monde conçu par Hironobu Sakaguchi.

Le joueur va suivre les aventures de Djidane, qui, aux côtés de ses camarades pirates, doit enlever la princesse Grenat pour la remettre au commanditaire du kidnapping. Il s’avère pourtant que cet enlèvement va se transformer en un acte de sauvetage qui va bouleverser le monde existant…

Un univers médiéval fantastique inquiétant

Le continent principal dans lequel évoluent nos héros est envahi par une brume mystérieuse. L’aventure révèlera bien assez tôt l’origine sinistre de celle-ci. Ce qui est frappant dans ce volet, c’est l’ambiance réellement inquiétante soulignée par la musique de Uematsu. C’est du médiéval fantastique mais très sombre, une sensation de fin du monde imminente tenaillant le joueur tout au long de sa quête, les drames s’enchaînant au fur et à mesure que le temps passe.

Je pense, entre autre, à cette série de séquences regroupées dans cette vidéo où Bibi, jeune mage noir, voit ses pairs être assassinés par le terrible Black Waltz. Cette vidéo rejoint une thématique que je vais aborder un peu plus loin :

 

 

Outre la qualité des images, les séquences sont fortes en émotions et soulignent une des thématiques fortes de ce volet.

Une raison de vivre

Ce thème est la base du jeu, annoncé dès l’introduction

 

 

Chaque protagoniste de cet opus va passer toute l’aventure à rechercher sa raison de vivre, parfois se perdre dans cette quête du sens de la vie. De fait, une mélancolie profonde habite l’ensemble de cette œuvre vidéo-ludique, chacun luttant pour sa survie et son existence dans cette terre sombre et ravagée par la guerre et la brume…

Le grand « méchant » de l’histoire manquera d’ailleurs de plonger ce monde au bord de la destruction, ne parvenant pas à trouver la réponse à cette question : pourquoi je vis ?

Une ambiance musicale angoissante

Je reviens sur quelques compositions de Nobuo Uematsu. Le premier pseudo donjon se trouve être une forêt sombre et inquiétante et le thème qui en découle souligne l’angoisse que le joueur ressent dans cette forêt :

 

 

Djidane y perdra un de ses compagnons d’une manière très sordide et ce dernier mettra à cœur de trouver une solution pour délivrer son ami prisonnier de la forêt maléfique…

Kuja, l’opposant des héros, bénéficie d’un thème récurrent qui lui donne presque le charisme de Sephiroth dans Final Fantasy VII. La composition est inquiétante, souligne l’extrême dangerosité de ce mystérieux adversaire et le joueur y est confronté au début dans des situations où il ne peut au final rien faire devant la puissance écrasante de ce « monstre » qui abandonne les protagonistes à moitié morts et frustrés de n’avoir pu faire au moins jeu égal avec Kuja.

 

 

L’intrigue ne se conclut pourtant pas par l’affrontement avec Kuja mais par la rencontre armée avec Darkness, personnification de la peur de mourir qui peut envahir tout individu et l’inciter à détruire le monde, tel que Kuja tenta de le faire. Le monologue qu’il déclame aux héros avant de les affronter est effrayant et le thème composé pour ce boss final souligne à merveille l’inquiétude qui étreint le cœur du joueur lors de l’affrontement :

 

 

Une conclusion poignante

Final Fantasy IX, c’est aussi une histoire d’amour qui se développe entre Djidane et Grenat. Séparés juste après l’affrontement final, nos deux héros vont heureusement se retrouver et une chanson a été spécialement composée pour ce final en tout point poignant. Melodies of Life chantée par Emiko Shiratori est emplie de cette mélancolie liée à l’épopée et de l’amour non avoué qui gouverne la relation entre Djidane et Grenat. Touchant et très émouvant…

 

Quelles émotions vous inspirent ces différents thèmes?

Envie de redécouvrir ce jeu fabuleux ?

Découvrez également le royaume inquiétant des goules dans Gargoyle’s Quest!

 

Publicités