Jūshin Enbu : Hero Tales est l’heureuse réunion de Hiromu Arakawa au dessin et de Huang Jin Zhou au scénario. Ce manga de style Shōnen  a été publié en 2006 au Japon et est en parution depuis novembre 2010 chez nous. Le cinquième et dernier tome devrait arriver en France début mars 2012 pour notre plus grand plaisir.

L’histoire

Le manga nous emmène dans un univers médiéval fantastique prenant ses racines dans l’empire Ken. Taito, le héros, repousse fréquemment au coté de son père Soei et de sa sœur Laila, les troupes des loups d’Ebène qui tente de soumettre la population à une dictature militaire sans concession. Taito se voit remettre à l’issue de son rite de passage à l’âge adulte l’épée du savoir absolu, Kenkaranpu, arme légendaire qui désigna par le passé celui qui donna naissance à l’empire actuel. Malheureusement, l’épée est dérobée au jeune homme par le mystérieux et inquiétant Shimei, qui apprend à Taito qu’il est porteur de Hagun, une des sept étoiles septentrionales désignant les guerriers divins qui décideront de l’avenir de l’empire, choisissant de se ranger soit au côté de Hagun, soit au côté de Tonro, l’étoile opposée.

Un trait familier

Les lecteurs de Full Metal Alchemist ne seront pas dépaysés et s’amuseront même à débusquer les différents personnages du premier gros manga à succès d’Arakawa dans les protagonistes de Hero Tales.

Passé ces ressemblances d’ordre purement graphique, le lecteur ne peut que se délecter de l’art de la mangaka qui anime avec brio les scènes tant dans cet humour omniprésent qui a fait son précédent succès mais aussi dans le dynamisme de l’action qui ne laisse pas de répit au lecteur.

Des personnages caricaturaux

L’œuvre est courte et c’est sûrement pour cela que les personnages manquent parfois un peu de profondeur, bien loin des complexités rencontrées dans Full Metal Alchemist. En revanche, cela n’empêche pas d’assister à des scènes que l’on aurait plus volontiers classées dans un style Seinen que Shōnen. Les protagonistes manquent néanmoins d’un certain charisme, cela étant du sûrement au blockbuster FMA qui, à mes yeux, me semble être l’œuvre la plus abouti d’Arakawa.

Destinées opposées

Comme je l’évoquai au début du billet, Hero Tales, c’est avant tout la mise en avant du conflit entre deux destinées, Tonro et Hagun. Pris dans ce tourbillon, les autres porteurs d’étoiles devront choisir leur camp. Au delà de ce choix, il y a la réflexion de la volonté de lutter contre son destin, d’opposer la volonté divine aux choix humains et c’est la thématique récurrente de l’histoire. Le héros, bien entendu, refuse de se soumettre à son étoile et tend à dépasser la nature de celle-ci pour faire ses choix en toute conscience. Le manga gagne ainsi en profondeur dans le développement de ce thème, palliant ainsi le côté parfois inachevé des personnages.

Une adaptation animée

Octobre 2007, le Studio Flag adapte le manga en série animée de 26 épisodes qui seront diffusés jusqu’en mars 2008. Bien entendu, la série papier n’étant achevée qu’en 2010, l’animé a pris de nombreuses libertés par rapport à la série initiale. Anecdote amusante, c’est le groupe High and Mighty Color qui assure le second opening et le second ending de la série. Du coup, vu que j’adore ce groupe, je n’hésite même pas à vous faire partager ces deux séquences .

L’opening, deuxième du nom, dynamique, en accord avec la chanson Flashback :

Et le second ending plus calme avec la chanson Komorebi no Uta, toujours signée HMC

Graphiquement, l’animé est remarquablerment fidèle au manga, ce qui n’est pas pour déplaire.

Malgré ses quelques lacunes, ce manga mérite d’être découvert (voire acheté pour le plaisir de la collection et de la lecture).

Qu’en pensez-vous? Irez-vous à sa découverte?

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