Alors que le web sort tout juste du blackout américain contre la loi SOPA, le FBI fait fermer Megaupload et lance un mandat d’arrêt international contre 7 individus, considérés comme coupables de blanchiment d’argent, racket et contrefaçon. L’acte est parfaitement instruit et on ne doute pas que la justice va faire son travail pour condamner ceux qui ont osé défier les majors des industries « culturelles ».

A souligner qu’ils risquent près de 60 années de prison. Ce qui est une peine bien plus lourde que de tuer ou de violer quelqu’un

Etonnant, non ?

Depuis ce matin, je parcours le web, lis les réactions et je sens la nausée monter. Tout simplement, l’impression comme de nombreux internautes qu’au-delà de la fermeture de ce site d’hébergement permettant le direct download, c’est surtout la preuve que les états sont capables, au nom d’une oligarchie désirant contrôler la diffusion de la culture, de censurer n’importe quel site.

La liberté d’expression, la liberté de partager remise en question pour le bénéfice de quelques individus. Bien entendu, les partisans de l’Hadopi se sont gargarisés de cette victoire contre les « pirates » et « mafieux » qui ont contribué à laisser des œuvres protégées par le sacro saint droit d’auteur être diffusée à tout un chacun sur la toile sans que les industries en charge de cette diffusion n’ait pu percevoir quelques dividendes que ce soit ou apposer un verrou pour s’assurer que l’internaute ne fasse pas circuler le produit acheté…

A vomir tout simplement et je dois dire que je ne peux que saluer l’action des Anonymous qui ont réagi promptement en déclarant la guerre aux majors et en montant durant la nuit du 19 janvier une véritable vague d’attaques DDOS, aidés par pas moins de 5000 internautes mobilisés en un temps record.

La vidéo appelant à l’ #OPMegaupload :

 

 

L’on peut effectivement s’interroger sur la portée limitée de l’action et savoir si cela va infléchir ce qui a été lancée contre Megaupload. D’autres actions vont sans nulle doute être menées dans les jours à venir, attaques justifiées pour la défense des libertés de chacun, du droit à la culture pour tous sans que cela soit censuré par quelques industries souhaitant monnayer et vampiriser les créations de tout un chacun en y apposant un label, une censure…

Autre information inquiétante relevée par @locita, le FBI possède à présent l’ensemble des fichiers utilisateurs des personnes inscrites ou ayant téléchargé sur Megaupload. Autant d’informations qui pourront se retourner contre ceux qui ont profité illégalement de la culture via la plateforme. Aurons-nous droit à une vague de répression visant à sanctionner les « pirates » qui ont privé les ayants droits de l’argent qui leur est « du » ?

A suivre…

Heureusement des solutions alternatives existent comme le souligne Yohann Poiron (@lryo17). Solutions qui sont sûrement provisoires car si le cas Megaupload fait école, qui nous dit que les ayants droits ne pousseront pas pour que les autres sites de partage soient également la cible du FBI ?

Certains parlent de cyberguerre déclarée…

Qu’en pensez-vous ?

Un petit tour sur les bienfaits de l’hacktivisme? C’est dans ce billet!

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