Célèbres entre toutes, les Tortues ninja, création issue de la collaboration entre Kevin Eastman et Peter Laird, font partie des découvertes qui ont marqué mon adolescence, que ce soit à travers les films qui ont été réalisés ou les jeux vidéo que j’ai eu plaisir à parcourir.

Le premier d’entre eux fut Teenage Mutant Hero Turtles sorti en 1989 sur NES.

Souvenez-vous de cette introduction légendaire :

Excellent, n’est ce pas?

Un jeu difficile

C’est l’impression qui ressort après les premières minutes de jeu. Le joueur prend en main les quatre tortues, chacune ayant ses spécificités, ses forces et ses faiblesses. Il faudra ainsi jongler entre tous les membres de l’équipe durant des sections plateformes et des explorations du monde en surface.

Le premier stage a pour but de se défaire des deux célèbres mutants adverses, à savoir, Bebop et Rocksteady.

Dans les sections consacrées à l’exploration du monde extérieur, les tortues auront à esquiver des espèces de véhicules rouleau compresseur qui tueront immédiatement le joueur dès qu’il rentrera en contact avec eux.

Le thème lié à cette exploration est léger et distrayant, bien loin du danger permanent que courent les tortues sorties de leurs égouts :

Les sections plateformes du premier stage restent également très légères dans la musique même si la difficulté est déjà présente et les ennemis nombreux.

Une fois de plus, on ne peut qu’être surpris par la profondeur des compositions malgré les limites techniques de la NES.

La traversée du barrage

Sûrement le passage le plus ardu du jeu, en tout cas, celui sur lequel j’ai buté pendant très longtemps. Découpé en deux parties, le barrage, piégé par le clan des Foots mené par Shredder, doit d’abord être escaladé via une section plateformes classique avant que les tortues ne plongent dans l’eau pour désamorcer les bombes. Et c’est là que cela devient très difficile, tant le déplacement dans l’eau demande un doigté et une précision de tous les instants pour éviter d’y perdre toutes ses tortues. Rarement un jeu n’avait poussé la tension si loin et la musique liée à la section sous l’eau est en rapport avec le sentiment de danger omniprésent :

Détail omis: le parcours sous l’eau est chronométré pour ajouter à la difficulté et au stress. Moment de sado-masochisme intense qui offre au joueur l’impression d’avoir réussi quelque chose de grand une fois le niveau terminé.

Splinter enlevé

Bien entendu, ça ne s’arrête pas là et le stage 3 s’amorce par l’enlèvement de Splinter. Les tortues partent à sa recherche à bord de leur van (qui leur offre protection contre les chars rouleau compresseur dont je vous parlais en début de billet).

Ce niveau offre une grande liberté de mouvement au joueur, moment d’accalmie après le stage 2 hyper stressant.

Une nouvelle musique est introduite pour les phases de plateformes, à la fois inquiétante et agressive, toute en nuances, exploitant les sonorités de la NES avec talent :

Après un affrontement épique pour libérer leur maître, les tortues poursuivent Shredder vers l’aéroport JFK.

JFK Airport

Le quatrième stage n’a rien de véritablement marquant, ressemblant étrangement au précédent avec un niveau de difficulté un peu plus corsé mais rien de vraiment insurmontable. J’en profite pour faire un focus sur la musique liée aux différents boss qui est en accord parfait avec le degré de dangerosité de ces adversaires souvent hors du commun :

Nuit tombée

L’aventure périlleuse des tortues se poursuit dans le Bronx à la recherche du Technodrome, base dans laquelle Shredder s’est retranché. L’exploration du monde extérieur est caractérisée par un nouveau thème en rapport avec le degré d’inquiétude croissant du jour. C’est la nuit, des hélicoptères patrouillent et lorsque le joueur est découvert, l’alerte est donnée, relâchant un nombre de monstres poursuivant le joueur jusqu’à ce que mort s’ensuive.

La discrétion est de mise et l’infiltration dans les souterrains jusqu’au Technodrome (qui est le boss final de ce niveau) est rendue ardue par la recrudescence d’adversaires puissants et agressifs. Le thème liée à ces pérégrinations dans les grottes du Bronx abritant Shredder renforce cette angoisse qui naît dans le cœur du joueur :

Une fois le Technodrome immobilise, les tortues l’infiltrent pour y débusquer leur ennemi de toujours dans le sixième et dernier niveau.

L’enfer sur terre

Le désamorçage des bombes du barrage relève du parcours de santé en comparaison de ce qui attend le joueur dans ce dernier niveau. Esquiver les ennemis plutôt que d’essayer de les détruire est souvent la meilleure solution pour espérer arriver avec un maximum de tortues et d’armes devant Shredder, transformé en Super Shredder (sale habitude qu’il traîne dans les films, les jeux vidéo, les comics…).

A ce titre, j’en profite pour vous partager une vidéo mettant en scène l’affrontement contre les différents boss du jeu :

Dans l’ordre, Bebop, puis Rocksteady pour le stage 1, ensuite la tortue mécanique pour le stage 3, puis Mouse pour le stage 4 et vous reconnaîtrez respectivement pour les stages 5 et 6, le Technodrome et Shredder !

Quelques hommages divers et variés

Comme vous vous en doutez, la légende des Tortues ninja a généré un ensemble d’hommage plus ou moins réussi. Musicalement, d’ores et déjà, c’est des covers très rocks par exemple comme la version de Lennart Alsing :

Ce sont également des reprises graphiques juste excellentes faites par  Dave Rapoza (Merci à UFUNK pour le partage et la découverte de ces réalisations graphiques fabuleuses).

Vous en trouverez bien plus ici !

Cela vous rappelle-t-il des souvenirs ?

Redécouvrez également le légendaire Street Fighter 2!

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