Comme tous les ans, la journée de des droits des femmes est là et c’est une fois de plus l’impression de nager dans un grand délire de bonne conscience. Au même titre que la Saint Valentin que je décriais vertueusement il y a quelques semaines, j’ai tendance à me soulever contre cette journée de commémoration de la femme.

Pourquoi, me direz-vous, alors que j’affiche mon féminisme et que je suis pour la parité homme-femme dans tous les domaines?

Tout simplement parce que je considère que cette égalité ne doit pas se rechercher dans une journée mais toute l’année et ce, de manière permanente. Se borner à ne reconnaître la lutte féministe pour l’égalité des femmes par rapport aux hommes que sur une seule journée est dramatique. Ne la supprimons pas pour autant mais faisons en sorte que son symbolisme perdure au-delà d’une simple journée qui me donne l’impression d’être plus là pour se donner bonne conscience que pour des raisons réelles et évidentes.

Par exemple, nous pourrions également commémorer le 17 janvier qui est la date à laquelle Simone Veil est parvenu à dépénaliser l’Interruption Volontaire de Grossesse, permettant ainsi à la femme de reprendre le contrôle sur son corps.

Porter la lutte dans ce domaine par une journée dédiée permettrait sans doute de rappeler que des mouvements anti-IVG continuent d’oeuvrer en coulisses pour diaboliser ces femmes qui y ont recours alors qu’elles en ont le droit !

Je suis tombé via la veille d’AntiSexisme sur ce site qui essaie de faire passer un message : le droit à la stérilisation.

Sujet tabou s’il en est mais qui recentre l’être humain dans la maîtrise de son corps, qu’il soit homme ou femme. Pouvoir parler de la stérilisation à visée contraceptive me semble important dans une société où la pression sociale veut qu’un couple soit obligé d’avoir un enfant pour être considéré.

Soyons honnêtes : qui n’a pas entendu à un moment donné cette question à un couple vivant ensemble depuis un certain temps ?
« C’est pour quand alors le petit ? »
Question posée par la famille, les collègues de travail, les amis qui considèrent que l’épanouissement total et complet d’un couple et surtout d’une femme, c’est d’être parents, mère…

Pression considérable qu’il me semble important de remettre en cause tout simplement parce que nos modèles de vie ont changé et que je trouve juste inadmissible de faire ainsi porter plus particulièrement aux femmes ce poids de la reproduction.

D’ailleurs avant de parler de perpétuation de l’espèce, ne serait-il pas important de s’intéresser avant tout au plaisir que l’on peut en retirer et surtout au plaisir solitaire pour mieux se connaître ?

Ce billet n’est pas une incitation à la masturbation. Quoique, j’aurais pu mettre des photos de beaux hommes et de belles femmes nus en train de f… voire de chatons, mais je préfère vous orienter vers ce site, plus à même de répondre à vos appétits !

En revanche, plus sérieusement, cela vaut le coup de se pencher sur ce billet revenant sur la masturbation et tous les bénéfiques érotiques qui en découlent dans le développement d’une femme et de la connaissance de son corps. Cela rejoint sans nul doute les réflexions du Pinceau Pourpre.

A méditer surtout dans une époque où l’hypersexualisation des petites filles menace profondément le plaisir des femmes en devenir en les instrumentalisant complètement, en les positionnant comme de véritables « sex dolls » au service du plaisir masculin. (Merci l’influence du porno…)

Alors, s’il vous plait, lorsque vous pensez à la journée des droits de la femme ce 8 mars, ne la célébrez pas en imaginant que ce n’est qu’aujourd’hui mais plutôt que c’est le début d’une nouvelle année de lutte pour permettre l’avènement de cette parité nécessaire à une société égalitaire pour les femmes comme pour les hommes !

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