Vous pouvez, d’ores et déjà, me taper sur les doigts : je n’ai pas pu m’empêcher de refaire un titre aguicheur, à peine honnête tant l’acronyme qui en découle est d’une vulgarité si crasse que même des princesses pétant des paillettes en concert n’arriveraient à recouvrir de leurs divines poussières d’étoile…

Passons cette introduction poussive pour nous concentrer sur quelques thèmes que j’ai eu l’occasion de parcourir en ce début de semaine, fin de semaine dernière.

Déjà, c’est la découverte d’un blog rudement bien ficelé, Les Questions Composent. C’est par ce billet que je découvre une plume raffinée, intéressante et très pertinente dans ses réflexions. Pour faire simple, le billet traite de la peur de l’échec amoureux chez l’homme lorsqu’il s’apprête à faire le premier pas auprès de la femme désirée.
L’article décortique le mécanisme de domination/soumission qui détermine l’acte du premier pas et surtout les conséquences destructrices pour l’homme qui échoue à avoir un retour positif. Il s’agit bien entendu de ce fameux conditionnement social qui fait que les hommes heureux sont forcément des winners (et non des whiners) et que ceux qui connaissent la défaite sont fatalement relégués au rang d’hommes « loosers » dont ni les hommes, ni les femmes ne veulent dans leur entourage de peur d’être contaminés par ce statut social proprement répugnant.

Je grossis quelque peu le trait et encore, c’est souvent de cette réalité dont nous parlons puisque nous sommes élevés et conditionnés pour être agressifs, dominateurs et surtout des battants. Et là, je parle en tant qu’homme ayant subi la batterie de conditionnements nécessaires à l’entrée dans la vie active en tant qu’alpha de la meute.

Et pourtant, je ne suis pas devenu cet alpha de la meute et j’ai tendance à penser que les schémas que nous impose la norme sociale dans ce domaine doivent être brisés pour permettre cette égalité que nous recherchons entre hommes et femmes à tout niveau.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi c’est bien souvent à l’homme que revient le « privilège » de faire le premier pas ?
La réponse est évidente : l’homme est celui qui décide et le seul moment de réelle décision laissée à la femme est lorsqu’elle peut choisir de dire oui ou non. En revanche, restons lucides, certains hommes perçoivent un non comme un oui et n’hésiteront pas à revenir à la charge, voire bien pire à violer cette femme qui s’est refusé à eux, soit parce que l’éducation aura fait qu’ils ne peuvent supporter ce refus ou tout simplement parce que le non énoncé n’aurait pas été suffisamment bien compris par l’homme. Et fatalement, certains en tireront la conclusion que c’est la faute de la victime…

Ou pas, ou surtout pas car en aucun cas un non ne doit pouvoir justifier un viol. Les Questions Composent évoquent ainsi la réalité du viol dans ce billet. L’article reprend d’une part les points que le blog d’Antisexisme dans ses articles au sujet des mythes sur les viols mais développe aussi l’idée bien connue que le violeur, c’est pas moi, c’est l’autre, ce qui explique pourquoi il est de bon ton d’exhiber le violeur qui s’est fait prendre la main dans le sac afin d’expier la faute de la société en pendant un bouc émissaire en place publique pendant que l’inconscient collectif continue de cautionner les sévices perpétrées dans l’ombre et souvent ignorées ou raillées lorsque les victimes osent porter plainte…

Je finis ce billet sur une touche à peine plus légère mais qui m’a particulièrement remué dans mon statut d’homme presque émancipé de la norme sociale masculine. Maïa Mazaurette explique dans ce billet comme il est souvent mal perçu de parler de ses règles avec son homme.
Réalité qui me surprend et qui pourtant colle tant à la réalité. J’ai du mal à comprendre les hommes qui se sentent féminisés par le fait que leur compagne ait ses règles et leur en parle. Quel tabou y a-t-il à partager cela dans son couple ?
Les règles sont naturelles, ce sont des périodes récurrentes dans la vie d’une femme et cela voudrait dire qu’en tant qu’homme, il faudrait se priver de communiquer avec sa compagne concernant cet instant du mois.
L’on peut effectivement parler de pudeur mais en rien d’un côté sale parce que cela fait partie du cycle féminin et y intégrer une part de saleté ne serait une fois de plus qu’une occasion supplémentaire de conforter le conditionnement dans lequel religion et société nous enferme.

En effet, souvenez-vous : Dieu, dans sa grande mansuétude, a condamné Adam et Eve suite à l’affaire de la pomme et devinez qui a écopé de la peine la plus lourde ? Eve, bien entendu, qui doit souffrir en donnant la vie…
Magnifique n’est ce pas ?
Le glissement vers le pseudo côté sale des règles n’a pas tardé dans les esprits, comme vous vous en doutez,  et je suppose que c’est aussi pour cela que certains hommes se sentent féminisés ou mal à l’aise lorsque le sujet est abordé…

Réflexes conditionnés, accompagnés d’un refus d’ouverture et de remise en cause d’un système qui semble si bien fonctionner…

Après rien d’étonnant que les femmes aient du mal à se sentir bien dans leur corps, à trouver du plaisir facilement, seule ou en couple, sachant que pour certains hommes, il semble important de fermer les yeux sur une part biologique de la vie de leur compagne…

Sinon pour les pervers qui sont tombés sur ce billet en tapant des requêtes bizarres sur Google, n’hésitez pas à un jeter un œil ici ou , je suis certain que ça vous captivera!

Pour clore, ces réflexions, n’oubliez pas que dans la vie, il faut être un true winner ! ^_^

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