Once more into the fray.

Into the last good fight I’ll ever know.

Live and die on this day.

Live and die on this day.

Ainsi commence, ainsi s’achève l’expérience sensorielle initiée par le Territoire des Loups (The Grey) au côté d’un Liam Neeson, campant le sauvage Ottway, dans une interprétation tout simplement bouleversante.

Cette réalisation de Joe Carnahan, sortie tout récemment le 29 janvier dernier en France, nous plonge dans une épopée basée sur la survie dans un véritable no man’s land gelé en Alaska.

Ottway mène une troupe de survivants, pour la plupart peu recommandables, suite au crash de l’avion de la compagnie pétrolière les employant. Le groupe va rapidement découvrir qu’ils sont tombés en plein milieu du territoire d’une horde de loups, agressifs à l’extrême, partagés entre la faim et la défense de leur tanière.

Je ne m’attarderai pas sur la réalisation des loups que certains ont trouvé bâclée voire partiellement délirante. Je ne retiendrais en revanche qu’une seule chose : ces loups sont avant tout l’allégorie de l’imagerie populaire que l’on se fait de l’animal et qui a sans nulle doute participé à son extinction.

Les bêtes sont terrifiantes, démesurées, trop nombreuses. Elles provoquent l’effet escompté sur les survivants et sur le spectateur : une peur profonde, une angoisse qui étreint le cœur à chaque attaque.

Et la réalisation se révèle excellente dans ce sens, véritable déluge de sensations, immergeant le spectateur dans la survie imposée aux hommes ayant échappés au crash.

Parlons de ce crash justement : le moment est intense, prenant et j’ai eu l’impression de vivre l’accident en direct, au côté d’un Ottway plein de sang froid, accueillant le moment avec un détachement tout simplement inquiétant.

Dans la même veine, les assauts des loups reprennent ce côté instantané, brut, qui participe à l’intégration du spectateur dans les émotions primales que ressentent les survivants. En cela, le film est très puissant, positionnant l’être humain face à la nature dans sa toute puissance, hostile et sans merci.

La bande son participe largement à cette ambiance qui se révèle être, malgré l’immensité du décor, un huis clos qui étrangle progressivement Ottway et le spectateur jusqu’au dénouement final.

Que dire du jeu d’acteur ?

Liam Neeson écrase tout, malheureusement pour les autres acteurs. Véritable antihéros profondément humain, le départ de sa femme bien aimée a provoqué en lui une envie récurrente de mettre fin à ses jours. Le poème cité en début de billet est son credo, ce qui gouverne sa vie, devenu l’homme qui cherche ce combat final où il perdra la vie après avoir lutté de toutes ses forces.

Au même titre que Sucker Punch qui est une lutte pour la survie, pour manifester son existence au monde, le Territoire des Loups se positionne sur cette allégorie du combat qui émaille l’ensemble de la réalisation de Carnahan.

Je clos ce billet par la bande annonce du film, trailer qui souligne les qualités du film sans en dire trop sur son aspect émotionnel, intense et prenant !

Irez-vous le voir ?

Découvrez également l’épopée d’Oskar, à la recherche de souvenirs de son père après les évènements du 11 septembre!

Publicités