9 mars 2012, presque trois ans après le dernier album sorti en octobre 2009, Epica nous gratifie d’un nouvel album, Requiem for the Indifferent et quel album!

Une nouvelle fois Simone Simons et Mark Jansen nous offrent un travail soigné, complexe, empli d’une sensibilité profonde et émouvante.

Un nouvel univers que j’explore à peine depuis plus d’une semaine d’écoute quasi interrompue, car les compositions demandent une attention toute particulière pour s’en imprégner tant dans les lyrics que dans la manière dont elles sont mises en musique par le groupe.

Je ne vous présenterai quelques pistes qui ont accroché mon oreille et pour lesquelles j’ai pu entrer réellement dans ce nouvel univers. Pour le reste, je vous laisse le soin d’explorer cet album par vous-même!

D’ores et déjà, c’est une introduction d’une très grande richesse avec la piste Karma couplée à Monopoly on Truth. C’est classique, la première sert de point de départ pour une montée en puissance qui explose au lancement de la seconde. La chorale distille une ambiance sensible et douce qui va croître jusqu’à une véritable libération d’énergie, une vague puissante qui emporte l’auditeur dans le dialogue brutal et violent développé dans Monopoly on Truth.

Un classique d’Epica que d’intégrer deux personnages, l’un campé par la voix aérienne de Simone Simons et un autre bien plus agressif à travers les accents death metal de Mark Jansen. La chorale entendue dans Karma vient en fond pour souligner les paroles des deux chanteurs, renforçant l’ambiance, appuyant avec puissance les instants dramatiques.

Les lyrics sont également complexes, passionnantes, traitent de la notion de vérité, de l’importance de remettre en cause les vérités prétendues absolues pour leur substituer un point de vue différent, une nouvelle ouverture d’esprit.

Un extrait récurrent dans la chanson, chanté par Simone Simons:

Just think it over now
Another point of view
It’s time we realise our errs
Where is it leading to if nobody sees it
There’s never an absolute

Là où la chanteuse campe l’ouverture d’esprit et la compréhension, Mark Jansen personnifie la fermeture d’esprit, la colère, le refus d’accepter qu’il n’y a pas de vérité unique.

This is the way
No discussion
In my life

Aucune concession, aucune remise en cause, la chanson illustre très bien cette dualité, cette opposition qui s’ouvre pourtant vers une solution évidente portée par une ambiance émotionnelle à son paroxysme:

It is time for renewal
And expect no miracles
Expect no miracles when you’re
In an endless fall
No regrets if you’re leaving
You’re a true deceiver
Accept the here and now
Or regret will end up…

Je vous fais patienter mais voici enfin la chanson Karma suivie de Monopoly on Truth :

Véritable petit délice que je vous propose de compléter par un autre extrait de l’album, une chanson plus calme, presque une balade intitulée Delerium. Simone Simons démontre une nouvelle fois une belle maîtrise de sa voix. Grave, chaleureuse mais aussi très aérienne, elle nous entraîne progressivement dans cette histoire pleine d’espoir. Progressive, cette fuite éperdue loin des ténèbres mets en avant l’importance de pouvoir tirer un trait sur le passé pour se consacrer au présent, à l’avenir, à sa vie sans se laisser parasiter par les écueils qui nous tirent vers le fond.

When you think there’s no way out
And all you see collides
Hope will in the end chase all your fears away

Lyrics initiatrices du changement qui va s’opérer tout du long de la chanson, de l’effort de volonté pour avancer qui se conclut par cette note pleine d’espoir:

Dark days behind me
Won’t ever break me now

La chanson en question, délicieuse et voluptueuse, sensible et touchante:

Je clos ce billet sur ces quelques notes en espérant que cela vous aura donné envie de découvrir les autres chansons de l’album et surtout d’aller les voir en concert! Le rendez-vous est fixé le 29 avril au Bataclan à Paris! Ne manquez pas cet évènement! ^_^

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