Imaginez-vous dans la peau d’un véritable dieu du mal dont le but profond est de corrompre un monde voué à la déchéance et à la décadence!

Voilà ce que propose Chaos dans le Vieux Monde, jeu de plateau pour 3 à 5 joueurs tirés de l’univers fantastique Warhammer de l’éditeur Games WorkshopUne partie dure environ 2 heures et met chaque joueur dans la peau d’une des cinq divinités du Chaos, chacune ayant ses spécificités pour gagner la partie!

Parlons déjà de ce que l’on va appeler tout simplement les conditions de fin de partie qui peuvent se solder par la défaite de tous les participants. Car, en effet, être un dieu du Chaos ne signifie pas que l’on est invulnérable face à ce Vieux Monde que l’on essaie d’asservir et de faire tomber.

Aussi la partie prendra fin sous plusieurs conditions:

– un des joueurs aura bougé son cadran de progression jusqu’à la case « Victoire ».

– un des joueurs aura cumulé 50 points de victoire ou plus.

– 5 régions du Vieux Monde auront été dévasté par la corruption répandue par les joueurs. Dans ce cas la partie s’arrête et le joueur avec le plus de points de victoire a remporté la partie.

– La pile de cartes Vieux Monde (constituée de 7 cartes) a été épuisée. Dans ce cas, les joueurs ont tous perdu, les habitants du Vieux Monde étant parvenus à repousser l’assaut des dieux du Chaos.

Vous voyez déjà les conditions de victoire. Parlons maintenant du système de jeu.

Pour arriver à leurs fins, chaque joueur aura à sa disposition des figurines représentant les adorateurs et démons capables de remplir les tâches de corruption et de destruction demandées par le jeu. Ajoutez à cela des cartes chaos, spécifiques à chaque dieu qui pourront être posées dans les différentes régions pour soutenir les figures ou créer des effets surprenants pour déstabiliser les autres joueurs.

Tout cela est joué durant la première phase importante du jeu, la phase d’invocation. Bien entendu, chaque carte/figurine a une valeur allant de 0 à 3 points de puissance pour être posée. Il est donc important de bien gérer sa jauge de puissance (rechargée au début du tour) et comportant en moyenne 6 points de puissance.

Les figurines servent pour certaines à corrompre la région (les adorateurs), cette corruption permettant, dans les conditions propres au dieu la dispensant, de faire avancer le fameux cadran, une des conditions de victoire disponible aux joueurs. Les autres figurines (démons mineurs et majeurs) vont essentiellement servir à livrer combat lors de la phase de bataille afin de détruire les figurines adverses et assurer la domination de sa faction sur une région donnée.

La phase de bataille donc est le moment sanglant du tour où les factions se livrent combat via leurs démons. A l’issue de ces batailles débute la phase de domination/corruption. Les cartes chaos comme les figurines posées vont servir à déterminer la puissance de chaque faction pour soumettre la région et la plus puissante d’entre elle remportera des points de victoire (autre condition de victoire).

La corruption, quant à elle dépend des adorateurs présents, figurines chétives mais, ô combien importantes, pour faire tomber une région ou assurer l’avancée de son cadran, octroyant un développement des pouvoirs du dieu et de ses séides. Chaque adorateur permet la pose de pions de corruptions. Ces pions sont décomptés dans chaque région, toute faction confondue, et si leur total cumulé atteint 12 ou plus, la région en question est dévastée, offrant des points de victoire supplémentaires aux puissances l’ayant réduite en cendres. C’est aussi une possibilité d’arrêter la partie lorsqu’une cinquième région vient à être détruite de la sorte.

Cela peut sembler confus de prime abord mais une fois dans la partie, le jeu prend tout son sens.

Petit piment supplémentaire, la fameuse pile de cartes Vieux Monde, qui sert à la fois de décomptes pour les joueurs (7 tours, ça passe vite mine de rien) mais aussi d’évènements affectant tout le plateau et pouvant mettre en péril les plans diaboliques ourdis par les joueurs pour atteindre leurs objectifs démoniaques.

Pour clore ce billet, un aperçu des différentes factions:

Khorne, le dieu du sang, dont le crédo de ses adorateurs est simple: Du sang pour le dieu du sang! Brutal, sans pitié, ses démons, comme ses cartes sont orientées vers la phase de bataille et sa condition pour faire avancer son cadran sera de massacrer autant que possible des figurines adverses. Il est d’ailleurs difficile pour ce dieu de gagner autrement que par le cadran.

Nurgle, le seigneur de la pestilence, est d’une faiblesse considérable au combat mais a une tendance à se répandre rapidement. Capable de gagner plus facilement aux points de victoires, son but sera de dévaster rapidement les régions densément peuplées grâce à ses maladies diverses et variées. Eviter Khorne sera une priorité pour lui, ce dieu pouvant lui causer beaucoup de tort.

Tzeentch, l’architecte du changement, profite d’une grande flexibilité via ses cartes chaos. Puissance très versatile, il gagnera à faire avancer son cadran en tentant de dominer et de corrompre les régions contenant de la magie ou de la Malepierre (pion spécial positionné sur le plateau au début et tout au long de la partie.)

Slaanesh, prince du chaos et du plaisir, le plus jeune dieu se distingue par son côté manipulateur et sournois. Capable de prendre le contrôle des figurines adverses, il visera avant tout l’avancée de son cadran en tentant de corrompre les nobles et autres héros présents sur le plateau (des pions spéciaux au même titre que la Malepierre).

Le Rat Cornu, dieu des Skavens (des hommes-rats qui se consacrent à répandre la peste), profitera, quant à lui, des régions infestés par ses ouailles pour faire avancer son cadran. A noter au passage que cette cinquième puissance ne pose pas de pions corruptions durant la phase dédiée, ses figurines constituant à elles-seules des pions corruptions, ce qui peut générer de belles surprises lors de la dévastation des régions.

Pour conclure, Chaos dans le Vieux Monde fait partie de ces jeux de plateau aux règles remarquablement simples à apprendre pour un gameplay bien plus profond qu’il n’y parait, les cartes, comme les figurines offrant une complexification importante dans les interactions, ce qui promet de longues heures de jeu, de domination, de perfidie et de rires bien entendu 😉

Découvrez également le jeu de cartes pas à collectionner, Blood Bowl: Team Manager, directement inspiré du jeu de plateau éponyme!

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