Un grand dilemme s’est imposé à moi ce dimanche 29 avril: soit aller à la rencontre de François Hollande à Bercy pour son grand rassemblement, soit me faire un très grand plaisir en allant écouter de la très bonne musique au Bataclan avec Epica.

Bon, si vous lisez assidument ce blog, vous vous doutez que je me suis laissé volontairement entraîner vers ce concert que j’attendais depuis plusieurs mois!

29 avril ou tout simplement la dernière date du groupe en France, évènement à ne pas manquer pour tout fan. Au risque de vous frustrer, je n’ai pris aucune photo, simplement par respect pour le groupe mais également pour pouvoir me consacrer entièrement à l’ambiance du lieu, à la musique, aux jeux d’éclairage que de simples photos n’auraient pas pu traduire.

En revanche, je vais revenir sur l’ambiance, la playlist, bref, sur ce qui fait d’Epica un groupe d’exception, une véritable gifle sensuelle qui fait que j’adore ce groupe!

D’ores et déjà, c’est la tournée pour couvrir leur album Requiem For The Indifferent sorti en mars dernier.
De fait, l’on peut s’attendre à de nombreuses chansons issues de cet opus.

J’arrive vers 18h au Bataclan et je suis surpris par la file d’attente sur le trottoir, s’étirant jusque dans une rue avoisinante. Nous patientons quelque chose comme 20 minutes avant de rentrer tranquillement dans la petite salle de concert, intimiste à souhait, permettant un contact quasi direct entre le public et le groupe.
Ayant opté pour la fosse, je me rabats en arrière pour avoir une vision panoramique de la scène et profiter au mieux du son et du groupe.

Les deux premières parties sont assurées par Xandria et Stream of Passion.

Xandria est un groupe allemand de metal symphonique tout comme Epica mais avec des tendances qui rappellent fortement Nightwish. De fait, j’ai plutôt bien accroché et cette première partie fut remarquablement agréable.
Belle découverte dont je vous partage le clip d’une des chansons interprétées par le groupe à l’occasion de ce concert, Valentine:

Après ces trois bons quarts d’heure d’introduction, nous enchaînons sur la seconde première partie (ça semble vraiment idiot écrit comme ça ^_^) avec Stream of Passion. Ce groupe de metal symphonique (comme dire encore 😛 )  m’a moins convaincu au début, la voix de la chanteuse, Marcela Bovio, étant moins catchy que pour Xandria.
En revanche, niveau technique et musicale, le groupe est une belle surprise.
Bien qu’ayant moins accroché, quelques titres ont attirés mon oreille avec entre autre la chanson In The End dont je vous partage le clip:

45 minutes de plus ont passé et la salle est à présent comble. La scène est préparée et finalement à 20h30 retentissent les premières notes de Karma, l’introduction à l’album Requiem For The Indifferent. La lumière tombe et tous, nous guettons le moindre signe avant coureur annonçant l’arrivée du groupe sur la scène.

Et soudain, la jonction paroxysmique entre Karma et Monopoly of Truth arrive, lançant cette dernière chanson en même temps que le groupe sur scène. La salle est hystérique, les applaudissements pleuvent et Epica se déchaîne avec brio.
Le duo Simone Simons/Mark Jansen mène la composition qui s’enchaîne avec fluidité et les dernières minutes prennent à la gorge, l’émotion étant là, au même niveau que la version studio.

Le calme revient et le groupe s’adresse à la salle, en français et en anglais. Le courant passe bien avec le public et les premières mesures de Sensorium (issue d’un précédent album) agite la salle. L’occasion pour moi de redécouvrir une chanson que je n’ai pas l’habitude d’écouter souvent. C’est aussi la possibilité de voir l’évolution du groupe, des différences entre leurs albums, réflexion que je me ferais tout au long du concert, voyant défiler la vie du groupe.

Nous revenons ensuite sur une chanson issue de l’album de la tournée. Deter The Tyrant n’est pas forcément la chanson qui a le plus attiré mon oreille lors de l’écoute de la version studio et c’est avec surprise et plaisir que j’en ai découvert les qualités durant le live.

Le groupe continue par Serenade of Self-Destruction, qui est également une heureuse surprise en live, ne l’ayant que globalement survolé sur l’album lors de mes écoutes. Le terme sérénade prend tout son sens par l’écoute attentive de la chanson et la prestation live permet une immersion totale et parfaite dans cette composition.

Petite pause via une interaction entre le groupe et le public par un petit jeu pour lancer la chanson suivante, Sancta Terra, issue de l’album The Divine Conspiracy. L’envolée lyrique est fabuleuse, le groupe ayant convié les chanteuses de Xandria et Stream of Passion dans un trio féminin envoûtant. Très très bonne surprise.
En fouillant, j’ai même pu trouver une vidéo de très bonne qualité (tant niveau son qu’image) prise par un gentil fan présent avec moi dans le concert:

Après ce morceau épique (fallait que je la fasse :P), le groupe se repose quelque peu par la balade Delirium issue de leur dernier album. J’aime particulièrement cette chanson et c’est un véritable souffle salutaire, sensuel et doux à travers la voix prête à se briser d’une Simone Simons captivante.

Pour succéder à cette composition très calme, Epica réveille son public avec Blank Infinity, une chanson extraite de leur album Consign to Oblivion. Sans être ma chanson préférée, c’est agréable de la retrouver en live, même si j’avoue lui préférer pour cette fois sa version studio.

En revanche, c’est le gros coup de coeur pour la composition suivante, sûrement une de mes chansons préférés d’Epica et c’est véritablement l’hystérie dans la salle lorsque Mark Jansen annonce ce qui va suivre.
Les premières notes de The Obsessive Devotion retentissent et le public se transforme, jusqu’alors plutôt calme. 7 minutes de bonheur!

Petite aparté de Simone Simons ensuite pour annoncer Storm The Sorrow, dont le clip est sorti cette semaine et dont je vous parlais dans ce billet. Le groupe est au top pour une chanson qui mérite de passer dans leur répertoire classique.
Puis le concert s’achève sur The Phantom Agony, chanson hommage en rapport avec leur concert de 2005 à La Loco. Je dois avouer que l’éclairage m’a quelque peu perturbé, seul véritable couac de la soirée, le reste étant aux petits oignons. Les murmures de Simone Simons dans le micro sont tout aussi perturbants que dans la version studio et le groupe se déchaîne dans un climax tout simplement épique. Le concert s’achève après une heure et demi de mélodies puissantes, barbares et sensibles.

Mais, mais, mais, pas encore, parce qu’il y a le fameux rappel qui va durer une demi heure!

Le groupe revient sur scène, accompagné de la chanteuse de Stream of Passion et de son violon pour entamer les premières notes de leur merveilleuse composition Cry For The Moon (vous savez, ma chanson fétiche du groupe ^_^). Le public est conquis, captivé, se laisse entraîner dans cette brillante composition, symphonique, déroutante, enivrante.

Comment ne pas être conquis?

L’enchaînement se poursuit par Unleashed, brutale et puissante bien qu’elle ne soit pas ma chanson préférée du groupe.

Epica conclut sa prestation par la célèbre Consign to Oblivion, chef d’oeuvre d’une dizaine de minutes qui me laisse les jambes pantelantes, les oreilles vibrantes et le sourire sur le visage. Le groupe maîtrise la scène à la perfection, joue avec le public et partage avec enthousiasme leur plaisir d’interpréter leurs compositions en live devant leur public.

Je rentre par chez moi, du Epica dans les oreilles, les yeux plein d’étoiles, la tête dans les nuages…

Découvrez également les compositions sombres et brutales d’Otep!

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