Sortie en 2011, cette dernière création de Richard Garfield (vous savez la légende dont je parle ici et !) nous met au contrôle d’un monstre gigantesque dont la vie est dédiée à la destruction de grandes villes comme par exemple Tokyo!
Et bien entendu, comme tout monstre qui se respecte, il y aura d’autres « amis » à affronter afin d’asseoir sa suprématie et devenir ainsi le véritable roi de la montagne, enfin de Tokyo!

Concrètement, le jeu est prévu pour 2 à 6 joueurs et dure une petite demi heure pour les plus endurants. Les objectifs de victoire sont assez simples à comprendre mais demandent du doigté et de la finesse pour être atteints. Le premier à atteindre les 20 points de victoire est couronné King of Tokyo. Le dernier à survivre est également le vainqueur final (puisque l’on peut mourir ^_^) selon le bon vieil adage « Il ne peut en rester qu’un! ».

Le premier choix crucial que le joueur va avoir à faire est de déterminer quel monstre le représentera. De MekaDragon et son look de dark pokémon à Cyberbunny dans son robot lapin tueur en passant par le classique Kraken rappellant furieusement Cthulhu le choix sera relativement varié, le charadesign étant uniquement ce qui distingue un monstre d’un autre. Chaque joueur reçoit ainsi entre ses mains une figurine cartonnée représentant sa bestiole et un cadran personnalisé pour tenir le compte de ses points de vie (10 au départ) et de ses points de victoire accumulés.

La partie peut alors commencer!

Tokyo est représentée par un mini plateau avec deux emplacement, Tokyo et Tokyo Bay qui serviront aux monstres entrants dans la ville, les autres attaquant de l’extérieur. A son tour chaque joueur va lancer jusqu’à trois fois les six dés pour lui permettre de créer des combinaisons lui permettant de gagner des points de victoire, d’entrer dans Tokyo en frappant les autres monstres, de se soigner s’il n’est pas dans la ville ou d’accumuler les précieux pions d’énergie permettant d’acheter des pouvoirs et des cartes actions à la fin du tour.

L’astuce du jeu réside dans le fait qu’après le premier lancer de dés, il est possible de conserver certains dés et de n’en relancer qu’une partie afin de pouvoir optimiser sa stratégie du tour. L’attaque par exemple est remarquablement stratégique. Comme je l’évoquais au dessus, les monstres extérieurs attaquent uniquement les monstres dans la ville et vice versa. Attaquer un monstre dans Tokyo est aussi la seule possibilité pour l’en chasser et entrer dans la ville (chaque entrée rapportant un point de victoire à la personne y pénétrant).
De fait, il est important de surveiller les points de vie des joueurs adverses afin de savoir quand les forcer à sortir de la ville, ceux-ci ne pouvant se soigner que hors de Tokyo.
Par ailleurs, tout monstre commençant son tour dans la ville gagne immédiatement 2 points de victoire, ce qui peut également avoir une certaine importance.

Hormis le jet de dés, chaque joueur peut construire sa stratégie via l’achat de cartes lui donnant des pouvoirs divers et variés à l’aide des cubes énergies accumulés lors du tirage de début de tour. Ces cartes sont soit permanentes, soit à usage unique immédiat et apportent un avantage assez évident (dépasser la limite des 10 points de vie, lancer un septième dé à chaque tour, réduire le nombre de dés adverses lancés, augmenter les blessures infligés, gagner des points de victoire supplémentaires…).

A tout moment, 3 cartes sont disponibles face visible et celles-ci sont remplacées à mesure qu’elles sont achetées par une carte tirée au hasard dans la pioche.
De plus, il est possible en dépensant deux cubes énergies de défausser les cartes révélées pour les remplacer par de nouvelles.

Et je finis mon explication des règles là. Il n’y a à vrai dire rien de plus et c’est la force de ce jeu. Des règles simples avec un contenu riche et des interactions profondes rendant l’expérience ludique divertissante et surtout très loin d’être répétitive. Après une dizaine de parties, je ne me lasse toujours pas, les configurations évoluant fortement grâce aux stratégies de chacun mais aussi par les cartes qui se révèlent à la fois bouleversantes pour le jeu mais également très équilibrées.
Des retournements de situation assez surprenants sont ainsi possibles et rien n’est perdu tant qu’il vous reste un point de vie ^_^.

Dernier gage de qualité importante: le jeu est graphiquement magnifique. Les illustrations sont colorées, pleines d’humour, le nom des cartes rappellent les plus plus beaux nanars du genre avec finesse et humour et c’est un plaisir de découvrir les nouvelles cartes lorsqu’elles sont piochées.

En résumé, un excellent jeu qui occupe aussi bien à l’apéro que tout au long d’une soirée!

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