Forcément, j’allais y venir après avoir vu The Avengers dont LilyPadawan nous a fait une critique que je vous encourage à lire si ce n’est déjà fait.
The Avengers  et la personnalité captivante de Tony Stark alias Iron Man, joué par le pétillant et charismatique Robert Downey Jr m’a fatalement donné envie de découvrir les deux films préquels à cet excellent mash-up de super héros Marvel.

Le trailer du premier volet:

Le premier Iron Man, sorti en 2007 et dirigé par Jon Favreau, nous présente Tony Stark comme un playboy flambeur, marchand d’armes, inventeur de solutions de destruction massive, qui justifie le côté amoral de son activité en prétextant sauver la paix dans le monde par des frappes préventives sur les potentielles menaces des États Unis.
D’emblée, l’arrogance du personnage agace le spectateur et, malgré ses saillies sarcastiques, le personnage a du mal à être attachant jusqu’à ce qu’il soit pris en otage lors d’une visite commerciale en Afghanistan.  L’embuscade au cours de laquelle il sera fait prisonnier le blessera mortellement et il sera sauvé in-extremis par un autre otage d’une mort certaine.
A présent, un morceau de shrapnel progresse vers son cœur et c’est grâce à un dispositif rudimentaire qu’il doit sa survie. Son génie lui permettra de trouver une solution sur le long terme et, à l’insu de ses ravisseurs lui réclamant la fabrication d’armes de destruction massive, il créera le prototype d’Iron Man pour s’échapper.

La séquestration l’aura profondément changé et le spectateur découvrira avec plaisir un Robert Downey Jr en proie à de profonds cas de conscience au point qu’il donnera naissance à la version définitive d’Iron Man pour pouvoir sauver la veuve et l’orphelin et surtout reprendre le contrôle de sa société que son bras droit tentera de s’approprier au fil de l’intrigue.

L’évolution du caractère du héros, la naissance de la légende et surtout sa prise de conscience progressive sont remarquablement bien orchestrées, immergeant le spectateur dans les cas de conscience de Stark et le plaçant au centre de l’action et de ses préoccupations, de sa responsabilité de l’état du monde.

A noter le duo comique mais également profondément émouvant que Stark forme avec sa secrétaire-babysitter Pepper Potts interprétée par Gwyneth Paltrow. A la fois sa plus fidèle alliée mais également son amour secret (du moins qu’il n’arrive pas à admettre), elle représente également un contrepoids humoristique efficace au comportement excentrique, imprévisible et instable de son patron, qu’elle remet fréquemment dans les rails sans prendre de gants. Cette relation sera développée bien plus profondément dans le second volet.

Cerise sur le gâteau qui prend tout son sens après avoir vu The Avengers, l’apparition éclair de Nick Fury après les crédits, venant présenter le projet Avengers à Tony Stark.

Iron Man 2 sorti en 2010 toujours sous la direction de Jon Favreau va reprendre l’action juste au moment où Tony Stark avoue publiquement être Iron Man. L’action débute par un véritable conflit d’intérêt entre l’armée américaine et Stark, la première souhaitant récupérer Iron Man à des fins de défense et de contrôle du territoire. Tony Stark refuse bien entendu et démonte l’attaque avec sa verve satirique et ses sarcasmes habituels. Son principal opposant sera pour ce volet Ivan Vanko joué par Mickey Rourke, décidé à se venger de la famille Stark pour avoir provoqué indirectement la mort de son père.
L’autre adversaire principal de notre héros sera lui-même, car la maladie le ronge, le réacteur censé soutenir son corps mais le détruisant peu à peu sans qu’il parvienne à trouver une solution.
L’intervention surprise du S.H.I.E.L.D., de Nick Fury et de la Veuve Noire lui donnera une piste de solution pour éviter la mort.

Cette suite ne souffre pas de comparaison avec le film fondateur, intégrant de nouveaux personnages tout en développant la personnalité complexe de Stark, sa relation avec Pepper Potts, mais également la naissance de War Machine. Par ailleurs, les liens avec The Avengers apparaissent clairement, initiant le blockbuster conduit par Joss Whedon qui allait déferler en 2012.

A noter la bande son composée essentiellement de chansons d’AC DC, renforçant le côté sexe, drogue et rock’n’roll du personnage et donnant une pêche d’enfer au film (Highway to Hell ^_^). Toujours plus dans l’excès et la débauche, Tony Stark est parfois navrant et misérable et le spectateur ne peut s’empêcher de plaindre Pepper qui tente tant bien que mal de réparer les bévues de son patron qui s’est déchargé de sa fonction sur elle pour pouvoir vivre ses derniers instants en paix.

Pour résumer l’expérience Iron Man, je dirais que c’est une excellente adaptation du comics, le caractère autodestructeur et instable de Stark étant parfaitement assumé par un Robert Downey Jr qui crève tout simplement l’écran. La très bonne nouvelle, c’est qu’un Iron Man 3 est en préparation et il semblerait que l’un des méchants présents serait le fameux Mandarin, super méchant emblématique et récurrent de la série de comics.

A suivre!

Qu’en avez-vous pensé de votre côté?

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