Réalisateur : Tim Burton

Avec : Johnny Depp, Eva Green, Helena Bonham-Carter, Michelle Pfeiffer

L’histoire : Barnabas Collins est un jeune homme qui fait partie d’une illustre famille du Maine.
Repoussant les avances d’Angélique, une sorcière, celle-ci pour se venger fait tuer la promise de celui-ci et le transforme en vampire. Enterré durant plusieurs siècles, il se réveille dans les années 70. Les temps ont bien changé.

Dark Shadows, retour à la lumière ?

Quelques mois après avoir eu la chance de voir l’exposition consacrée à Tim Burton à la Cinémathèque à Paris, et de bien s’imprégner de son univers barré, avec la forte envie de revoir tous ses films un par un, ne voilà-t-il pas qu’un nouveau Burton au titre prometteur sort sur les écrans, Dark Shadows.

On ne va pas se mentir, Tim Burton, dans les années 2000, c’est assez inégal. J’avais trouvé Charlie et la Chocolaterie à vomir, Johnny Depp commençant à m’agacer fortement avec sa façon de jouer, et Les Noces funèbres trop « chantant » (et Dieu sait que j’aime pourtant les comédies musicales). En regardant la bande-annonce de Dark Shadows, j’espérais un retour à l’ambiance loufoque de Beetlejuice .

Barnabas Collins (Johnny Depp) et sa descendante Elizabeth Collins Stoddard (Michelle Pfeiffer)

J’ai été encore une fois déçue par Johnny Depp, qui joue de la même manière depuis Pirates des Caraïbes, comme si le fait de porter un costume l’obligeait à être constamment maniéré. Autant dans le rôle du Chapelier Fou d’Alice au Pays des merveilles, c’était parfait, autant dans les autres films c’est agaçant. Heureusement cela ne dessert pas trop le film, et puis il y a Eva Green.
Eva Green avec son look gothique à la ville que Tim Burton a fait entrer dans son monde et il a bien fait. Elle est parfaite.
Et puis il y a Michelle Pfeiffer. Michelle Pfeiffer la Catwoman en femme de caractère. Et puis il y a Alice Cooper. C’est la petite touche marrante. Ok je suis bon public.

Barnabas (Johnny Depp) et Angélique Bouchard (Eva Green) après une scène d’amour quelque peu explosive…

L’originalité du film tient à l’ambiance générale et à l’adaptation que doit faire le vampire joué par Johnny Depp, Barnabas Collins, qui se réveille dans les années 70. Là encore, on aurait aimé que cela soit accentué. En effet l’humour présent dans le film provient de ce décalage. Il y a également une belle tension pendant tout le film suite à la malédiction portée par Barnabas le vampire, et des histoires de fantômes, (qui rappellent étrangement Les Noces funèbres d’ailleurs !) qui peuvent décevoir à la fin. Je retiendrai surtout les excellentes scènes de jeu entre les personnages, Eva Green en sorcière maléfique particulièrement, se ruant sur Barnabas, dans une belle scène endiablée où tout vole dans la pièce.

Le trailer :

Un film sympa donc mais certainement pas le meilleur film de Tim Burton.
On attend avec impatience Frankenweenie, l’adaptation en long-métrage du court-métrage éponyme réalisé par Tim Burton en 1984.
Il sera réalisé en stop-motion.

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