Après de très longues années d’attente, le mal est revenu pour un troisième volet fondamentalement décevant.
Non content de ne fournir qu’une amélioration graphique évidente et un mode de jeu obligeant le joueur à posséder une connexion internet pour participer à la grande escroquerie de l’année, Diablo III n’apporte au final que peu de véritables nouveautés à l’excellent Diablo II dont je vais vous parler ici.

A mon sens, le second volet de Diablo est le plus abouti, développant le potentiel entrevu dans le premier opus et posant les bases qui feront le jeu de l’infâme resucée servie dans le troisième épisode.

L’histoire, tout le monde la connait, mais cela ne mange pas de pain de la résumer en quelques mots. A la fin de Diablo, le héros se débarrasse du fameux démon et ne trouve comme moyen de contenir le monstre que de se ficher dans le front la pierre d’âme contenant le maléfique diable.

Bien entendu, loi de Murphy oblige, tout se passe de travers et Diablo parvient à subjuguer son hôte, grâce auquel il va sillonner le monde de Sanctuaire afin de libérer ses frères emprisonnés, Baal et Mephisto. Le joueur aura fort à faire de courir après le démon, se faisant doubler constamment et devant sauver les villes menacées par les hordes infernales sur le point de déferler.

Le scénario minimaliste n’est qu’une excuse pour permettre au joueur de massacrer des hordes de monstres.

D’ores et déjà, n’oublions pas une chose, c’est du hack’n slash digne de Donjon et Dragons. Les salles se succèdent, les monstres aussi et le joueur prie à chaque monstre tué de voir tomber l’objet tant désiré, le drop rare et faramineux qui lui permettra d’améliorer son personnage tout en suivant une courbe progressive d’expérience lui permettant de débloquer de nouvelles compétences et de faire face aux ennemis toujours plus puissants.

En cela, Diablo II est très bon car il offre une expérience de jeu où la difficulté progressive permet au joueur de développer et de maîtriser son personnage à mesure que les adversaires se renforcent. Que l’on soit en solo ou en coopératif, il est possible de profiter du jeu tant en offline qu’en online dans une ambiance gothique/horrifique omniprésente.

Car l’ambiance de Diablo II est saisissante, les bruitages et la musique étant soignés à l’extrême offrant cette immersion propre à la licence. L’exploration des coins sombres, les tempêtes essuyées en extérieur et les courses effrénées dans les cavernes offrent au joueur de bons moments de stress, particulièrement lorsque les potions peuvent venir à manquer.

De gauche à droite, l’Amazone, l’Assassin, le Nécromancien, le Barbare, la Sorcière, le Druide et le Paladin

Côté personnage, sans vous les détailler, d’autres sites l’ayant fait déjà largement, le joueur aura le choix, pouvant adapter son gameplay selon ce qu’ils préfèrent jusque dans le développement du personnage. Un Barbare pourra aussi bien se jouer au corps à corps qu’à distance par exemple selon l’axe d’expérience choisi dans l’arbre de progression mis à disposition. Magie, armes blanches, invocation, autant de pistes exploitables avec les 7 personnages sélectionnables (en prenant en compte l’extension Lord of Destruction).

Et Diablo II, c’est surtout des cinématiques bluffantes pour l’époque, des séquences apprenant sur l’histoire du jeu et participant à l’intégration du joueur dans le monde fascinant de Sanctuaire.
Souvenez-vous de cette introduction légendaire:

Et c’est là où le bat blesse pour Diablo III qui ne se contente que d’appliquer la recette parfaite de son prédécesseur.
Aucune innovation, simple lifting graphique auquel a été adjoint un système de verrou incompréhensible sensé aidé à lutter contre le piratage, véritable obsession de certains éditeurs de jeu qui semblent complétement dépassés par ce que veulent vraiment les joueurs.

En bref, je retourne jouer à Diablo II et je méprise cordialement Diablo III.

A lire ailleurs, d’ailleurs, un excellent billet expliquant pourquoi D3, c’est le mal!!!!

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