Les réseaux sociaux, de quelque manière que ce soit, sont des outils formidables et je les apprécie pour tout ce qu’ils peuvent apporter. C’est grâce à eux que j’ai pu découvrir des blogs extraordinaires, interviewer des blogueurs et surtout que j’ai eu l’envie de me lancer dans l’aventure.

Je fais un petit disclaimer afin d’éviter de choquer: c’est tiré d’une histoire vraie, d’une expérience au plus proche de l’indicible. Bon j’en rajoute un peu, juste pour dédramatiser un petit coup de gueule perso 😛

En effet, je constate certaines pratiques, qui, pour les avoir testées, sont détestables et donnent l’impression que l’on a perdu de vue ce qu’est vraiment l’échange, le partage et la discussion sur les différentes plateformes que le web nous mets à disposition.
Gonfler un compte Twitter par du follow/follow back, c’est remarquablement facile mais où est l’interaction véritable?

Je suis snob, je ne suis que les comptes qui m’intéressent et je n’irais pas suivre un compte qui ne me plait pas simplement parce qu’il me suit. Cela peut paraître prétentieux mais il me semble juste aberrant de suivre une personne par politesse plus que par intérêt pour ce qu’elle dit au même titre que liker une page sur Facebook simplement par complaisance.

Et je dois dire que ce genre de pratique, bah disons que je l’expérimente depuis quelques temps sur LinkedIn, ce réseau social professionnel qui ressemble de plus en plus à une base de données géante qu’à un véritable réseau social interactif. Gonfler son compte jusqu’à plus de 1000 personnes dans son réseau, c’est possible, je l’ai fait, j’ai testé les limites du système pour, au final, arriver à une liste de contacts impersonnelles au possible, des noms, des visages sans savoir quelle est la personnalités qui vit au delà de ses données chiffrées.

C’est narcissique d’avoir un « gros » réseau mais ça n’apporte aucun contact humain, aucune interaction, aucun partage d’expérience. Résultat, j’ai nettoyé pour me rendre compte que je continuais à recevoir des messages d’autrui me proposant de rejoindre leur réseau mirifique sans plus d’explication. Il faut dire que l’application mobile est remarquablement bien optimisée pour faire de l’invitation de masse sans avoir à s’intéresser aux profils sélectionnés…

Mon erreur est sans doute d’avoir dans mon intitulé de poste la mention « Grands Comptes ».
Les Grands Comptes dans quelques entreprises que ce soit, cela vend du rêve, du brouzouf, du pognon, des possibles interactions juteuses et rémunératrices, bref c’est sexy et ça attire toute personne pouvant potentiellement penser que se servir d’autrui est un bon moyen de gagner son pain.

Ma vision peut paraître quelque peu sombre, j’en conviens. Il en ressort pourtant une véritable difficulté à discuter avec ces personnes qui se succèdent, un simple message ne provoquant souvent aucune réaction à ces invitations qui ne sont au final qu’une constitution supplémentaire d’une énième base de contact.

De là à penser que le vampire numérique existe vraiment, il n’y a qu’un pas 😉

C’est le jeu ma pov’ lucette me direz-vous, bizness is bizness mais quitte à faire des affaires, que diable, mettez-y un peu d’humanité, n’oubliez pas qu’un réseau à l’heure actuelle, c’est avant tout social et ce n’est pas une collection de contacts potentiellement utiles un jour dans lequel l’on peut piocher à loisir pour obtenir immédiatement ce que l’on désire.

A l’heure des médias sociaux où la pratique conversationnelle est importante, où l’intérêt porté à l’autre semble indispensable, l’on tombe à nouveau dans les pires penchants d’une massification du contact au détriment d’une qualification par l’intérêt porté à autrui, à ses attentes, à ses envies mais également à un partenariat gagnant pour les deux.

Sans se poser en moralisateur de ce qui devrait être (de toute façon, vous ferez ce que vous voudrez après voir lu ce billet 😉 ), ce serait juste dommage de laisser passer la possibilité d’échanger de manière sincère et authentique dans des domaines variés, perso comme professionnels…

Là où j’avais honte de mes plus de 1000 contacts obtenus de manière éhontés en abusant d’un système organisé autour de l’avidité, je suis fier d’avoir un réseau de moins 100 personnes avec qui j’ai pu échanger à un moment ou un autre même si ce ne fut que manière éphémère et je les remercie pour ce qu’ils m’ont apporté en espérant leur avoir également apporté un peu de mon côté 🙂

Et vous, que pensez-vous de l’usage fait des réseaux sociaux professionnels?

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