Chose promise, chose due, voici un vendredi, c’est cover dédié à The Offspring avec une de leur plus célèbres chansons issues de l’album Americana sorti en 1998.

Souvenez-vous de ces deux couplets d’introduction qui nous entraînent dans un monde sombre où le refrain vient une fois de plus souligner la rage de ces enfants abandonnés à un monde injuste et sans pitié:

When we were young the future was so bright
The old neighborhood was so alive
And every kid on the whole damn street
Was gonna make it big and not be beat

Now the neighborhood’s cracked and torn
The kids are grown up but their lives are worn
How can one little street
Swallow so many lives

Les chances des un-e-s sont sacrifiées aux bénéfices de personnes, d’une société qui ne veut pas de ses enfants, une chanson qui résonne avec d’autant plus de puissance à notre époque où nous ne faisons que répéter inlassablement les mêmes erreurs en s’assurant que les nouvelles générations ne seront ni écoutées, ni réellement intégrées pour faire évoluer le monde.

Le clip, magnifique, mettant en scène cet abandon et ce désespoir que seule la rage permet de combattre sans pour autant espérer un avenir… (au passage fuck VEVO et ses règles qui empêchent de partager par YouTube comme on le désire)

Près de 15 ans ont passé depuis cette chanson et il ne pouvait ne pas y avoir de covers pour rendre hommage à cette composition vibrante de colère mais également de nostalgie et de mélancolie.

Evergreen Terrace choisit en 2004 de réaliser une cover exploitant toute cette rage dans leur album de reprises, Writer’s Block. Le résultat est surprenant, reflétant à merveille le style mélodic hardcore du groupe tout en rendant hommage au groupe punk rock californien.

Une juste colère s’élève de cette reprise, transcendant l’originale en terme de brutalité.

Autre cover pour un style très différent, il s’agit d’une remix de The Wiseguys à l’occasion de Greatest Hits en 2005 où ils recomposent la chanson originale, conservant la voix du chanteur mais adoptant un rythme plus lent, mettant cette fois-ci en exergue la profonde mélancolie de la mélodie initiale:

La rage s’efface pour laisser place à une tristesse évidente, une renonciation à lutter pour s’en sortir…

Jamie had a chance, well she really did
Instead she dropped out and had a couple of kids
Mark still lives at home cause he’s got no job
He just plays guitar and smokes a lot of pot

Jay committed suicide
Brandon OD’d and died
What the hell is going on
The cruelest dream, reality

Dernière cover que l’on doit cette fois-ci à Vitamin String Quartet, un collectif qui ne peut que contenter le grand amateur devant l’éternel de l’exploitation des instruments à corde dits nobles dans des productions contemporaines.

Je ne peux que conclure ce vendredi, c’est cover par le refrain de cette chanson qui remue là où ça fait mal, qui rappelle comme le futur peut être dérobé et comme nous pouvons échouer en renonçant à nous battre pour faire entendre que nous sommes vivants et que nous avons voix de décision sur ce que nous voulons faire de notre vie.

Chances thrown
Nothing’s free
Longing for what used to be
Still it’s hard
Hard to see
Fragile lives, shattered dreams

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