S’il y a bien des compositions que j’apprécie, ce sont bien celles qui mêlent voix féminine et masculine avec talent et sensibilité.
Epica se débrouille plutôt pas mal dans ce domaine mais ce ne sont pas les seuls.
En est la preuve avec Where The Wild Roses Grow écrite par Nick Cave pour Kylie Minogue et chantées par les deux artistes.
Cette composition est issue de l’album Murder Balads sorti en 1996 et bénéficie d’un clip de toute beauté, mettant en scène le drame monstrueux décrit par la chanson.
Elisa Day, jouée par Kylie Minogue, attire les attentions d’un homme qui voudra préserver sa beauté de  l’outrage des ans en les tuant près de cet endroit où fleurissent les roses sauvages. Au delà de ce meurtre abominable, c’est le fantôme d’Elisa Day qui continue à hanter le lieu en se lamentant que les gens l’appelle la rose sauvage alors que son nom était tout autre.

La chanson se décompose en trois parties, alternées par le refrain lancinant, lamentation spectrale d’Elisa Day assassinée. L’ambiance a quelque chose de terrifiant, la voix douce de Kylie Minogue étant un contrepoint parfaite à la voix grave et sinistre de Nick Cave. A noter également que de nombreux plans du clip font profondément penser à la peinture Ophelia de John Everett Millais.

Bien entendu, ce ne sont pas les covers qui manquent.
Ainsi Kamelot, groupe de metal symphonique, en a fait une reprise relativement fidèle.
Très fidèle, intégrant les codes du metal symphonique sans forcément apporter un plus particulier. Quelque peu dommage…
Originale et surprenante, Fusspils 11 propose également une cover traduite en Wo die Wilden Rosen BluhenCela donne un résultat électro-pop assez étrange, planant, plutôt aventureux.
Toujours dans une verve exploratoire, Gregorian, groupe spécialisé dans le reprise de titres sous la forme de chants grégoriens, recompose l’originale à leur sauce pour un résultat plutôt réussie.

Je finis par un coup de coeur pour une cover particulière interprétée par Sara Noxx & Mark BeneckeCette hommage est perturbant à bien des niveaux, tant dans le chant de Mark Benecke que dans le clip, pour l’occasion revu par les deux artistes. L’ambiance lancinante, inquiétante, est omniprésente et le meurtre perpétré a quelque chose d’encore plus dérangeant dans sa mise en scène…

Surprenant, n’est ce pas?

Pour clore ce billet, je vous propose de revenir sur les lyrics inspirés de Nick Cave, qui ont tout du poème morbide…

They call me The Wild Rose
But my name was Elisa Day
Why they call me it I do not know
For my name was Elisa Day
From the first day I saw her I knew she was the one
As she stared in my eyes and smiled
For her lips were the color of the roses
They grew down the river, all bloody and wild

When he knocked on my door and entered the room
My trembling subsided in his sure embrace
He would be my first man, and with a careful hand
He wiped the tears that ran down my face

On the second day I brought her a flower
She was more beautiful than any woman I’d seen
I said, « Do you know where the wild roses grow
So sweet and scarlet and free? »

On the second day he came with a single rose
Said: « Will you give me your loss and your sorrow? »
I nodded my head, as I lay on the bed
He said, « If I show you the roses will you follow? »

On the third day he took me to the river
He showed me the roses and we kissed
And the last thing I heard was a muttered word
As he stood smiling above me with a rock in his fist

On the last day I took her where the wild roses grow
And she lay on the bank, the wind light as a thief
As I kissed her goodbye, I said, « All beauty must die »
And I lent down and planted a rose between her teeth

They call me The Wild Rose
But my name was Elisa Day
Why they call me it I do not know
For my name was Elisa Day
For my name was Elisa Day
For my name was Elisa Day

Besoin d’un chauffeur? Duran Duran devrait pouvoir vous aider avec leur composition qui a inspiré des covers pour zombie!