S’il y a bien un super héros qui ne me fait pas vibrer, c’est bien celui-ci.
Même si les couleurs de son costume peuvent rappeler Spiderman, il est bien loin du caractère torturé d’un Batman ou tout simplement du sarcastique mais charismatique Iron Man.
Donc, c’est avec une certaine méfiance que j’ai pris le temps de regarder cette version de Captain America piloté par Joe Johnston en 2011.

Premier détail frappant: saint Joss Whedon est co-scénariste et quelqu’un qui a commis l’excellente Buffy The Vampire Slayer ne peut qu’apporter un plus à ce film.

L’introduction du film introduit le méchant principal, Crâne Rouge, interprété par un visage bien connu des films de science fiction: Hugo Weaving. Matrix, Le Seigneur des Anneaux, V pour Vendetta et j’en passe et des meilleurs, autant de réalisations où il s’est plutôt bien illustré et je dois dire que cela m’a d’emblée donné envie de m’intéresser plus en profondeur au film.

Mon préccccieux Cube!!!!

Cette intro ressitue immédiatement la réalisation dans la cosmologie menant à The Avengers avec le Tesseract, le fameux cube cosmique que tous se dispute et que Red Skull ne peut que désirer.

L’histoire, vous la connaissez sans doute. Steve Rogers est un jeune homme chétif et maladif, orphelin de surcroît, qui désire ardemment intégrer l’armée américaine pour aller combattre les nazis au front en Europe. Malheureusement, son état de santé le refuse à toute fonction dans l’armée et il va finalement être invité à devenir le cobaye de l’armée pour un test de sérum de super soldat, censé lui donner tout ce qu’il n’a pas. A noter que des personnages qui apparaissent dans d’autres films Marvel vont interagir avec Steve, avec entre autre, Howard Stark, futur père de Tony Stark, qui conduira une partie de l’expérimentation visant à transformer le jeune homme.

Sans entrer plus en profondeur dans l’histoire, celle-ci opposera tout du long du scénario Crâne Rouge, premier homme à avoir reçu le fameux serum, allié d’Hitler et chef de l’Hydra (légère divergence avec le comics original soit dit en passant) à Captain America, le premier souhaitant dominer le monde grâce à la puissance du cube.

Le Captain mène ses boyz à l’assaut des installations de l’Hydra.

Vous allez me dire: mais en quoi le film est vraiment intéressant?

C’est un film de super héros classique, les scènes d’action sont convenues sans être trop lourdes, les effets spéciaux bien maîtrisés. Il y a bien entendu une amourette qui prête à sourire, tout au plus avec les babillages habituels du genre, bien que pour une fois l’aspect amoureux soit traité avec humour et légèreté sans que cela frise la mièvrerie ou le cliché. Chris Evans inter prête parfaitement le très fade Captain America.
Néanmoins cette fadeur n’est pas totale puisque la réalisation ne se gêne pas pour critiquer les campagnes de recrutement de l’armée américaine à travers le héros en illustrant clairement le décalage entre la réalité vécue par les soldats au front et l’imagerie populaire que se font les américains restés au pays de l’Oncle Sam.
En cela, le film est plutôt bien fait.

Par ailleurs, l’ensemble bénéficie d’une très bonnebande son  orchestrée par un habitué du genre, Alan Silvestri (si si vous connaissez beaucoup des films auxquels il a collaboré, je vous assure ^_^)

Et surtout, cette réalisation participe à la mise en place de The Avengers, non seulement par la présentation du héros Captain America mais aussi à travers la présence de différents acteurs et objets qui seront repris dans cette synthèse made in Joss Whedon.

Donc pour clore ce billet, je ne peux que vous conseiller de découvrir ce film et déjà de vous mettre l’eau à la bouche avec ce petit trailer: