J’avais alors douze ans lorsque le troisième volet de la saga Zelda sortait sur la SNES en 1992.
Il va sans dire que je m’étais déjà largement familiarisé avec le monde d’Hyrule à travers The Legend of Zelda et sa suite The Adventure of Link.

De fait, je ne peux que me souvenir avec une certaine émotion, le plaisir que j’ai eu à redécouvrir cette aventure au côté de Link dans ce troisième opus, magnifiquement réalisé.

Souvenez-vous de cette introduction plongeant directement le joueur dans le drame en préparation:

Le vaste monde de la lumière

Link s’éveille en pleine nuit, alors que l’orage se déchaîne à l’extérieur. Une voix vient de l’appeler et il remarque que son oncle s’est saisi de l’épée familiale pour sortir dans la tourmente.
N’écoutant que son courage, notre héros se poursuit son oncle jusqu’au château d’Hyrule. Ce dernier, dans une galerie souterraine, mourant, confie au jeune homme la vie de la princesse Zelda en même temps que cette épée qui ne le quittera plus.

L’aventure commence avec son lot de péripéties et de surprises jusqu’à l’affrontement final avec le tristement célèbre Ganondorf.

Ce troisième volet, c’est un rêve d’enfant éveillé.
C’est retrouver le premier volet mis au goût du jour avec les dernières technologies 16bits pour une aventure plus longue mais également une bande son renouvelée sur laquelle je reviendrais un peu plus loin. Techniquement le jeu possède des graphismes très fins, des animations nerveuses, des ennemis au charadesign marqué qui donne cette saveur si particulière à l’univers Zelda. Ce sont également des lieux entièrement réinventés et, pour la première fois, l’intégration d’un monde parallèle, Hyrule étant divisé en monde de la lumière et monde des ténèbres, l’un interagissant avec l’autre, ce qui est une révolution pour l’époque avec un approfondissement notable du gameplay, offrant ainsi une complexification passionnante dans les énigmes posées au joueur.

La récupération de la Master Sword

A Link to the Past, c’est aussi l’introduction d’une palette de nouveaux objets qui seront repris dans les volets suivants, offrant à Link une panoplie de nouveaux mouvements.
Le jeune homme peut à présent courir, utiliser la magie via une jauge à surveiller, nager et plonger, mais aussi user d’un grappin. Et ce n’est qu’un aperçu de ce que le héros peut utiliser durant l’aventure.

Bien entendu, ce sont vos oreilles qui vont frétiller de bonheur en entendant les thèmes remis au goût du jour.
La composition principale a subi un lifting exemplaire, renforçant son côté épique, gagnant en profondeur et en émotion et toujours sous les mains expertes de Kōji Kondō. Je me souviens avec émotion du moment où Zelda est envoyée dans le monde des ténèbres et que Link, désemparé, plonge à sa poursuite pour découvrir cette terre d’or, corrompue par le pouvoir maléfique de Ganon.

Les premières notes du thème Dark World restent gravées en moi avec une certaine émotion et ce n’est pas sans la larme à l’oeil que je le réécoute de temps à autre. Nostalgie, quand tu nous tiens…
Et si vous parvenez suffisamment loin, vous visiterez sans doute Death Mountain avec son thème héroïque. L’aventure touche presque à sa fin et cette composition vous le rappelle à travers ce thème et son décor apocalyptique. Rarement une musique de jeu vidéo m’avait autant fait vibrer.

Ganondorf, ennemi éternel de Link

Et ceci n’est qu’un extrait de l’ensemble du soundtrack disponible à l’écoute ici!

Cette bande son souligne à merveille la profondeur des personnages et démontre à quel point un jeu vidéo peut faire ressentir de l’émotion au joueur à travers une musique, quelques interactions, une aventure menée avec talent par des scénaristes émérites. Seul petit bémol quelque peu sexiste: les descendants des fameux 7 sages ayant scellés Ganon dans l’histoire sont tous des femmes et, bien entendu, mythe de la princesse oblige, Link se doit d’aller toutes les délivrer, cruches qu’elles ont été de tomber entre les mains des vilains. Ce côté un peu caricatural a été corrigé récemment par un papa pour sa fille à travers une version féministe de The Legend of Zelda : Windwaker qui a fait râler quelques gamers rétrogrades.

Je clos ce billet nostalgique sur une cover de , déjà cité ici pour son excellente cover des différents thèmes de Super Metroid.
Pour l’occasion, c’est un superbe medley à la guitare électrique qui risque de vous rappeler de très bons souvenirs ou peut être vous donner envie de découvrir cette superbe aventure:

Avez-vous un souvenir associé avec ce jeu d’exception?