Rurouni_Kenshin_2012Voilà un certain temps que je n’ai pas pris la plume pour faire la critique d’un film.

Pour l’occasion, ce sera l’adaptation d’un de mes mangas préférés de Nobuhiro Watsuki: Rurouni Kenshin (Kenshin le vagabond pour les francophiles).
Je suis tombé un peu par hasard dessus en flânant sur YouTube et je dois dire que j’ai eu quelques réticences après l’avoir regardé mais j’y reviendrais juste après.

Voici le trailer sous-titré en anglais:

Lorsque j’ai vu Live Action Movie, immédiatement sont remontés dans ma mémoire les catastrophiques Street Fighter et Mortal Kombat.
Le souvenir de Super Mario Bros a manqué de m’achever.
En revanche, Resident Evil, particulièrement les deux premiers volets, m’ont donné envie de donner sa chance à cette adaptation.

Le film est sorti au Japon le 25 août 2012 et je n’ai pas souvenir de l’avoir vu en France, sachant qu’il a commencé à être distribué en DVD le 26 décembre 2012.
Bon, c’est une certitude, c’est bien trop confidentiel pour passer au cinéma et, pourtant, après ces deux heures de visionnage, il est regrettable que cette oeuvre ne soit pas diffusée à un plus grand public.

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Himura Kenshin alias Battosaï l’assassin, joué par Takeru Sato

Parlons un peu du synopsis.

C’est l’histoire classique de Battosaï, l’assassin fictif ayant oeuvré auprès des forces révolutionnaires durant la période du Bakumatsu pour renverser le Shogunat des Tokugawa.
Début de l’ère Meiji, Battosaï est devenu Himura Kenshin, vagabond ayant abandonné son sabre au profit d’un sakabato, arme imaginée par Nobuhiro Watsuki.
Il s’agit d’un sabre à lame inversé, qui ne peut donc pas tuer.

Et l’histoire débute réellement par la rencontre entre Kaoru qui confond Kenshin avec l’assassin salissant le nom de son école en perpétrant des crimes sous le nom de Battosaï de l’école de l’esprit vivant Kamiya. Kenshin rencontrera également nombre de personnes tels que le célèbre Hajimé Saïto, Sagara Sanosuke mais également Takani Megumi et Myojin Yahiko.

Takeda Kanryu, trafiquant en tout genre, sera l’opposant principal du héros, secondé par Udo Jin-e. Le second aura d’ailleurs plus d’intérêt que le premier mais nous allons y venir plus loin.

Voilà pour les personnages principaux que ne manquera pas de connaître tout fan de la série.

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Hajime Saito, le loup du Shinsengumi, joué par Yosuke Eguchi

Côté articulation scénaristique, Keishi Ōtomo, le réalisateur, est parvenu à ordonner tout cela de manière réaliste et fluide sans pour autant coller à la lettre au manga.
Ce qui est remarquablement bien orchestré puisque même un puriste pourra s’amuser à débusquer les différences tout en appréciant l’adaptation très fidèle à l’univers de Nobuhiro Watsuki.

Les thématiques évoquées restent fortes.
Solitude à travers Megumi qui se cherche une raison d’être dans cette ère Meiji qui l’a abandonnée, seule et désespérée, sans famille auprès de qui se reposer.
Le remords également à travers la repentance de Kenshin par l’errance et la mise au service du plus faible de son sakabato.
Et également la lutte constate avec son âme d’assassin mis en avant par ses rapports conflictuels avec Jin-e et Saïto.
Je ne vous en dis pas plus de ce côté pour que vous puissiez découvrir plus en profondeur les multiples dilemmes des personnages.

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Udo Jin-e, l’assassin fou, joué par Koji Kikkawa

Et la représentation de la légendaire école de sabre Hiten Mitsurugi dont Kenshin est le dernier héritier?

Elle est tout simplement magnifiquement mis en scène.
L’agilité et la vitesse du petit samuraï roux sont l’occasion de scènes d’action rapides, nerveuses et très immersives, soulignant à merveille le talent de Kenshin face à ses adversaires pris de cours.
Les combats au sabre sont, du début à la fin, haletants et sans merci. Et l’intrusion de Sanosuke et de Kenshin au sein de la propriété de Kanryu est encore plus épique que dans le manga.

Les compositions de Naoki Sato collent parfaitement à l’ambiance du film, soulignant la mélancolie et la tristesse de certaines scènes comme la violence horrifiante d’autres, en particulier les apparitions de Jin-e, souvent annonciatrices de massacres et de meurtres.

Et cerise sur le gâteau, c’est One Ok Rock  qui s’est collé à la chanson tie-up du film avec The Beginning, composition tout simplement excellente et très à propos dans l’univers de Kenshin.

Voici le clip pour clore ce billet:

Comment dire… j’adore!

Et pour tout vous confesser, je l’écoute en boucle depuis que je l’ai découverte😛

Bref, que vous soyez fan du manga, que vous ne connaissiez pas l’univers, peu importe, je vous conseille cette petite perle!