android_infiltration Infiltration est le second jeu édité par FFG et traduit par Edge se déroulant dans le monde dystopique d’Android où des megacorporations tentaculaires ont pris le pouvoir sur les citoyens et se livrent une guerre tant économique que technologique.
Cybersolutions Inc. vient de faire une découverte extraordinaire en terme de robotique et les corporations Jinteki (spécialisée dans le clonage) et Haas-Bioroid (spécialisée dans la production d’androïdes) risquent de perdre d’importantes parts de marché si la petite corporation décidait de produire en masse son prototype.
Une équipe de cybercriminels est dépêchée par un mystérieux commanditaire.
Vous êtes l’un d’eux et, bien entendu, le but n’est pas de coopérer avec les collègues mais bien d’être celui qui sortira de Cybersolutions sain et sauf avec plus de données téléchargées que vos confrères.

L’objectif est, en effet, de dérober des données dans chacune des salles traversées au cours de l’intrusion (6 salles au rez de chaussée, 6 au 1er étage et une salle secrète).
Les règles sont très simples de prise en main, assurant un début de partie un quart après avoir ouvert la boite (si vous avez quelqu’un qui dépunche les jetons pendant que vous lisez les règles ^_^).
Le jeu est prévu pour 2 à 6 joueurs.

En résumé, un tour se déroule ainsi:

  • Sélection des ordres: chaque joueur sélectionne un ordre ou un objet à faire exécuter à son personnage. La sélection se fait bien entendu à l’insu des autres joueurs. De base chaque agent (=joueur) dispose de quatre ordres de base (progresser pour avancer d’une salle, se replier pour reculer d’une salle, télécharger pour récupérer des données présentes dans la salle, s’interfacer pour déclencher un effet dans la salle si interface disponible) ainsi que de quatre objets en main de départ (et d’autres récupérables au fil de l’infiltration).
  • Résolution des ordres: les ordres/objets sont résolus dans le sens des aiguilles d’une montre en commençant par le joueur actif.
  • Activation des PNJ: des personnages non joueurs peuvent apparaître sur le plateau. C’est le moment où ils sont activés et peuvent faire des crasses aux agents.
  • Augmentation du compteur de proximité: la partie est limitée dans le temps, les forces de sécurité approchant pour coffrer les agents et les empêcher de s’enfuir avec les données.
    Le joueur actif (ie celui qui a résolu le premier ce tour là), jette un dé à six faces, ajoute le résultat à l’indicateur d’alarme (qui va de -1 à 8) et rajoute cette somme ainsi obtenue au compteur de proximité qui va de 0 à 99. Si le compteur atteint 99, Cybersolution Inc.  est fermée par le comité de sécurité et les agents encore à l’intérieur sont capturés, perdant ainsi la partie.

Vous connaissez les règles. Simplissime, n’est ce pas?

La disposition de Cybersolutions avec les salles-cartes au format tarot

La disposition de Cybersolutions avec les salles-cartes au format tarot

Ce qui va venir complexifier le jeu, ce sont les salles, très variées, qui offrent une grande rejouabilité et, comme je vous le disais précédemment, c ‘est un critère important pour un bon jeu. Chaque salle offre un ensemble de possibilité que ce soit à travers des verrous à briser pour libérer des données ou des laborantins égarés à massacrer pour leur voler leurs dossiers. Les objets ont, vous vous en doutez, un rôle très important dans le jeu puisqu’ils vont vous permettre de diversifier vos actions tout en créant la surprise chez vos adversaires, puisque, ne l’oublions pas, vous êtes seul contre le plateau et les autres agents.

android_infiltration_personnages

2 des 6 agents jouables

Le jeu est dans l’ensemble très nerveux avec un contenu riche et une partie dure rarement plus d’une demi heure.
Graphiquement, c’est magnifique, dans la lignée des jeux Androïd et les amateurs d’Androïd: Netrunner seront enchantés de découvrir qu’un des agents n’est autre que la fameux Gabriel Santiango. Egalement, il sera possible de retrouver des artworks présents dans le jeu de cartes.
En bref, le lien est remarquablement bien fait et vous occupera largement entre deux parties de Netrunner.

Seul bémol: la vitesse à laquelle le compteur de proximité grimpe. Ce défaut rend les salles du 1er étage rarement accessibles et, bien souvent, les parties se jouent sur les actions menées au rez de chaussée. En quatre parties, jamais plus de deux salles du premier étage n’ont été découvertes, le risque de se retrouver enfermé dans le centre étant beaucoup trop grand pour permettre une progression plus en profondeur. C’est sans doute le seul point noir que j’ai pu relever à ce stade de découverte, ce qui en fait néanmoins un jeu très divertissant avec des interactions très nombreuses et très viles entre les joueurs, ce qui est le minimum demandé pour un jeu mettant en scène un casse mené par des cambrioleurs aussi retors que dangereux.

Bref, si vous aimez les univers cyberpunk, que l’idée de jouer des coups pendables à vos amis vous émoustille au plus haut point, faites vous plaisir!

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