feministcatDemain aura lieu pour une année de plus la journée pour la défense des droits des femmes, journée que j’évoquais dans ce billet l’année dernière et qui perd, à mesure que le temps passe toute symbolique, puisque le marketing s’en est emparé pour en faire une journée où il faut célébrer la « fââaaame ».
Vidée de son contexte, de son sens, la parole confisquée aux féministes au profit de grosses entreprises dont l’objectif est de promouvoir une image féminine futile et dépendante de l’homme…

Romain Jammes l’explique très bien dans son billet sur l’Art et la Manière.

De fait, je n’écrirais rien aujourd’hui ni demain sur ce sujet.
Je préfère vous partager mes lectures féministes de ces dernières semaines, riches en contenu car le climat est au sexisme et c’est d’autant plus le moment de lutter pour se faire entendre et exiger la parité comme l’égalité entre hommes et femmes au nom des droits et des libertés de chacunEs.

Vous êtes un homme?

Alors, commencez par faire ce test proposé par Chloé sur son blog.
Etre un homme, ce sont des privilèges innés donnés par la société dont nous n’avons que trop rarement conscience et cela commence par la domination que les hommes exercent sur la ville.

Vous vous souvenez sans doute du documentaire sur le harcèlement de rue tourné par Sofie Peeter en 2012.
Dites vous que cela n’a pas tant évolué que ça, en témoigne ce billet de MissKoala sur son blog.
Cette peur est omniprésente et aucun homme blanc hétéro ne pourra jamais se rendre compte à quel point la ville devient hostile pour une femme la nuit.

CertainEs ont besoin sans doute de regarder la réalité en face mais les agressions sexuelles que ce soit par l’exhibition ou le viol sont monnaies courantes dans nos démocraties soit-disant civilisés, en témoigne le billet crû et sans concession de _LaMarquise sur son blog Le Cérébro.
Le ton, la forme vous rappelleront sans doute King Kong Theorie de Virginie Despentes.
Vous n’aurez pas tort de vous laisser aller à la comparaison…

Beaucoup pensent qu’être féministe, c’est une tare parce que dès que ça finit en -ist, il y aurait une forme d’extrémisme.
De fait, la formule consacrée « Je ne suis pas féministe, mais… » fleurit à tout bout de champs comme si le fait de vouloir la parité et l’égalité entre hommes et femmes avaient quelque chose de honteux. Tanxxx en parle sans doute bien mieux que moi dans ce billet sur la soupe à l’herbe retraçant son expérience de vie menant à l’affirmation de son féminisme, qui passe entre autre par la lecture d’un certain King Kong Theorie (encore lui ! )

Je ne peux clore ce modeste billet regroupant mes dernières lectures par ce billet de Crêpe Georgette appelant les hommes au silence à la veille de ce 8 mars. Ce que je vais faire dès maintenant puisque les femmes doivent se libérer seules et ce n’est pas aux hommes de le faire à leur place. Notre seul rôle est de faciliter cette émancipation de la société patriarcale par un soutien silencieux mais constant en déconstruisant la virilité telle qu’elle nous a été apprise et en cessant de confisquer la parole aux femmes là où nous serions bien placés pour nous taire.

Le féminisme est une aventure collective, pour les femmes, pour les hommes, et pour les autres. Une révolution, bien en marche. Une vision du monde, un choix. Il ne s’agit pas d’opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes mais bien de tout foutre en l’air.

Virginie Despentes – King Kong Theorie – 2006