oblivion-poster-408x600La grande aventure quand tu vas au cinéma, c’est que tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber.
Pour peu que ton planning soit contrarié, tu n’iras peut être même pas voir le film initialement choisi et c’est un peu ce qui s’est passé pour moi hier.

Initialement, je voulais voir Cloud Atlas et j’ai fini sur Oblivion pour une obscure histoire de contretemps.
Aucune déception dans le sens où je souhaitais voir les deux.

Tom Cruise remplit toujours autant les salles puisque cette dernière était comble.

Mais trêve de billevesées et rentrons dans le vif du sujet: le film.

Joseph Kosinski est un illustre inconnu pour moi, réalisateur de Tron: l’héritage, il reste pourtant dans le domaine science fiction avec un Oblivion à la bande annonce bien léchée.
Action, romance, robots, monstres mystérieux et manipulation à l’échelle mondiale: de quoi contenter tout fan basique de SF.

Voici d’ores et déjà le trailer:

Nous sommes en 2077.
La Terre n’est que ruines suite à l’invasion des chacals, des aliens mystérieux qui, non contents d’avoir détruit la lune et provoqué des cataclysmes sur toute la planète, l’ont envahie au point que l’humanité a du recourir à l’arme nucléaire pour gagner la guerre. La Terre ainsi polluée est devenue inhabitable et les survivants ont migré vers Titan, une lune de Saturne pour y reconstruire notre civilisation.

Oblivion-VictoriaJack (Tom Cruise) et Victoria (Andrea Riseborough) sont restées sur Terre dans une station en haute altitude pour s’assurer du bon fonctionnement des stations visant à acheminer l’eau vers Titan, réparant et protégeant les drones contre les attaques des chacals.

Voilà comment débute l’histoire.

Je ne vous dévoilerai pas les ficelles du scénario (voire les cordes, soyons un peu mauvais langue) mais la réalisation est plutôt bien menée.
Pas de véritables surprises, les acteurs sont bien dans leur rôle sans être transcendants et le synopsis s’articule avec harmonie du début à la fin de l’histoire.

Oblivion-JackLes images sont belles et ce qui fait sans doute la force du film, ce sont les musiques magistrales menées par Anthony Gonzalez, leader du groupe électro français M83.
Si vous avez lu la critique de Café de Flore ou celle de Sucker Punch, vous saurez à quel point je suis sensible à la subtile alchimie des images et de la musique et, sans pour autant atteindre ce niveau d’émotion, Oblivion possède une bande son bien maîtrisée, facilitant l’immersion dans ce monde apocalyptique où vivent Jack et Victoria.

Je dois avouer que j’ai été particulièrement scotché par la chanson éponyme de M83 en collaboration avec Susanne Sundfor.
Composition aérienne, atmosphérique qui représente bien cette fuite de mémoire, au limite de la poésie que j’ai ressenti tout au long de la réalisation.
Etrangement, j’ai retrouvé la désespérance obscure teintée de mélancolie que j’avais ressenti à l’écoute du premier album de 30 Seconds to Mars.
Une épopée dans l’espace, perdue aux confins d’une mémoire trafiquée.

Pour clore ce billet, je dirais que le film est prévisible mais le sujet est parfaitement maîtrisé et le réalisateur déroule son histoire avec talent, les scènes d’action ne sont ni trop longues, ni trop courtes et l’intrigue ne s’embourbe pas dans des longueurs désespérantes. Deux heures qui passent vite au côté de personnages attachants, combattant avant tout pour la préservation de leur humanité face à un envahisseur insidieux.

A voir, sans hésiter🙂