Yoshu_FukushuSouvenez-vous de ce groupe on ne peut plus discret dont je vous parlais dans ce From Japan. Rappelez vous ces vocalises simples et distinguées que vous avez découvertes dans ce générique  de Death Note, l’animé (je décline tout pétage intempestif de tympans😛 )

Vous resituez?

Maximum The Hormone est de retour après un silence de six ans suite à la sortie de leur dernier album Bu-ikikaesu (excellentissime au demeurant). Ils nous reviennent tous les quatre avec leur bonne humeur, leurs compositions très speed et leur rage à fleur de peau pour ce sixième album, Yoshu Fukushu, sorti tout récemment le 31 juillet dernier.

Et c’est une tuerie comme on pouvait s’y attendre.
Quinze pistes prenantes dont certaines que je vais vous détailler, clip(s) à l’appui.

La chanson éponyme à l’album est on ne peut plus dynamique avec son lot de surprise qui font que Maximum The Hormone attire l’oreille grâce à ses décrochés déroutants, à ses chants travaillés et cette synergie qui rend le groupe si attachant.

Et visuellement, c’est simplement somptueux, très raccord avec l’ensemble à fois agressif et mélancolique, empreint d’une nostalgie presque macabre.

Impressionnant, n’est ce pas?

Pour compléter l’expérience, j’ai déniché ce billet qui offre une traduction en anglais des lyrics de la chanson (hélas, je ne parle toujours pas japonais couramment) et donne un éclairage sur le thème de la chanson, à savoir l’évocation des meilleurs et des pires moments de la vie d’un lycéen japonais.

Cette introduction a de quoi réveiller les morts et les pistes qui suivent ne trahissent pas ce préambule.

Autre extrait de l’album bénéficiant d’un clip de toute beauté, il s’agit de la dixième piste, A.L.I.E.N.

Une intro puissante, un stage où n’importe quel fan aurait aimé être pour participer à ce pogo endiablé et surtout des variations de ton qui donne en milieu/fin de chanson un bon moment WTF typique de Maximum The Hormone, qui montre une fois de plus qu’ils ne se prennent pas du tout au sérieux (bon, j’avoue, ils ont aussi une forte tendance à troller les autres courants musicaux).

A propos de troll, vous souvenez-vous de cette piste?

Vos oreilles devraient commencer à saigner à 2 minutes si vous n’êtes pas mort avant.
Cette intro pop a été retirée de cette quatorzième piste pour ne garder que la quintessence de la poésie de la composition. Je l’ai déjà dit: cette chanson est puissante, porte en elle un côté mystique, cyclique, hypnotique à souhait. L’impression persiste avec l’image associée : l’on se retrouve plongé dans un chant chamanique complexe et envoûtant. Bref, un délice à déguster en attendant la piste finale, Koi no Sperm pour lequel le groupe nous fait cadeau d’une séquence très « humaine » puisque pour le coup, les quatre membres sont là et s’amusent tout simplement, naturellement sans presque aucun effet spécial:

Pour le coup, le son est assez dégueulasse.
Heureusement, ce n’est pas le cas sur la piste de l’album. Rarement un final d’album ne m’avait autant donné le sourire tant on s’éclate à écouter cette piste. L’envie de sauter sur place, de joie, tout simplement en attendant que le lecteur mp3 reboucle pour réécouter cet album mirifique.

Parce que ce ne sont que quatre pistes sur les quinze que représente Yoshu Fukushu et je ne peux que vous recommander de vous procurer l’album de toute urgence, ne serait-ce que pour découvrir avec quels talents ces quatre musiciens parviennent à faire fusionner des styles qui peuvent paraître très éloignés les uns des autres.

Un coup de cœur de fin d’année, revigorant à souhait!

Une seule question subsiste: quand revenez-vous en France, MTH?🙂