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Humeur musicale #26: Smooth McGroove

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Mes pérégrinations musicales emplies de nostalgie m’ont amené aujourd’hui à découvrir un artiste a capella simplement excellent.

Pour vous resituer le moment de la découverte, je recherchais des reprises de Bloody Tears, le célèbre thème musical issu de Simon’s Quest déjà présenté ici.

En quelques clics, je me retrouvais sur cette vidéo qui m’a bluffé:

Je vous l’avoue, c’est assez confidentiel pour qui n’est pas geek mais pourtant, ça m’a fait frisonner de bonheur.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est que cette émotion allait se confirmer sur d’autres covers réalisées par l’artiste, Smooth McGroove le bien nommé.

J’ai une fascination profonde pour le thème de JENOVA sans doute mon préféré derrière l’excellent One Winged Angel, tous deux issus de Final Fantasy VII.
La reprise garde cette rythmique envoûtante, cette ambiance aussi inquiétante qu’épique. Pour peu que vous ayez joué au jeu, je suis persuadé que vous revoyez les différentes scènes où Cloud, Aerith et leurs compagnons affrontent les différentes incarnations de JENOVA.

La découverte devait se poursuivre à travers le thème d’un jeu mythique, présenté ici peu après la création du blog.
Il s’agit de Megaman 2 dont le thème Dr. Wily Stage 1-2 a traumatisé bon nombre de retrogamers grâce aux subtilités musicales transmises par la NES à cette époque révolue des consoles 8bits.
Les covers ont fleuri sur le net dont celle-ci que j’affectionne particulièrement. Il y avait donc fort à faire et matière à déception… ce que je ne découvris pas dans cette cover!
Smooth McGroove offre une reprise fluide, naturellement portée vers cette mélancolie portée tout du long du thème original.

A la hauteur du mythe, tout simplement:

Cette exploration superficielle s’achève par le thème d’un jeu chère à mon enfance : Duck Tales.
La bande à Picsou détient de nombreuses compositions issues tant de la série animée que du jeu vidéo dédié mais l’une d’entre elles remporte la palme dans mon coeur: The Moon Theme.
Smooth McGroove reprend ce thème péchu avec talent, me tirant pour le coup une bonne vieille larme à l’oeil plus que nostalgique.
Chapeau!

A noter au passage en guest un mignon petit chat noir au moment où le climax de la chanson est à son comble ^_^.

Bref, Smooth McGroove, c’est une belle découverte et ce que je vous ai présenté n’est qu’un aperçu de tout ce qu’il a fait.
Le reste est à découvrir de toute urgence sur sa chaîne Youtube et vous pouvez également suivre son activité sur Twitter et sur Facebook.

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Focus Jeu Vidéo #24 : Super Smash Bros Brawl

1999 est l’année où la Nintendo 64 allait donner naissance à une des séries les plus funs jamais éditées par Nintendo, à savoir Super Smash Bros.
Ce jeu décliné par la suite sur GameCube puis finalement sur Wii propose au joueur de prendre le contrôle de personnages issus des jeux sous franchise de la marque japonaise pour les faire s’affronter dans des arènes dynamiques et évolutives. Voilà le programme en quelques mots.

Dans ce modeste billet, je vous propose de (re-)découvrir Super Smash Bros Brawl sorti en 2008 sur la Wii, qui constitue à mon sens le must de la série, le jeu récupérant et affinant avec beaucoup de talents les différentes pistes initiées par ses deux prédécesseurs.
Le jeu est tout simplement varié ne serait ce qu’à travers ses 35 personnages débloquables au fur et à mesure que les défis sont achevés à travers les différents modes de jeux disponibles.
Ainsi le joueur pourra participer à une aventure s’étalant sur une bonne dizaine d’heures, appelée l’Emissaire Subspatiale, enchaînant des combats dans la plus pure tradition des Beat’em all et des phases de plateforme relativement accessibles pour un joueur lambda. Cette aventure, c’est surtout l’occasion de se familiariser avec le jeu, de découvrir les personnages et également de commencer à débloquer du contenu additionnel permettant de customiser son jeu.

Un large panel de personnages à découvrir progressivement…

Puisqu’en effet, SSBB (c’est mieux en abrégé ^_^) permet l’évolution de son personnage favori via un système de stickers à ramasser dans les arènes et à travers les niveaux.
Ces stickers amélioreront le personnage et feront également la joie des collectionneurs puisque le jeu s’adresse aussi bien au casual gamer qu’au hardcore gamer avide de déverrouiller tous les secrets. D’ailleurs, ce ne sont pas les seuls bonus que vous pourrez découvrir mais chut, je ne vous en dis pas plus, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte!

S’ajoute bien entendu à tout cela un mode multijoueur purement jouissif qui fera le bonheur de vos amis.
Jusqu’à quatre combattants peuvent s’affronter dans des arènes simples ou très très compliquées où le décor se mettra de la partie pour éjecter les joueurs très très loin. Ces arènes sont d’ailleurs très très variées et vous permettront de revisiter des environnements très familiers pour tout retrogamer qui se respecte.

D’ailleurs, quel est le principe directeur de SSBB?

Des règles simples: se faire le moins éjecter de l’arène en éjectant un maximum d’autres joueurs pour finir premier.
Pour cela, vous avez à votre disposition un gameplay très facile de prise en main mais également complexe et profond à mettre en oeuvre lorsqu’il s’agit d’anticiper les mouvements adverses.
Un bouton pour les attaques normales, un pour les attaques spéciales et une variation selon le côté imprimé sur le stick (haut, bas, gauche, droite), un dernierpour se protéger et surtout un pourcentage pour les sortir tous!

Prêts à en découdre!

Explication: en bas de l’écran, un pourcentage va indiquer le degré de dommages reçus par votre personnage. Plus votre pourcentage sera élevé, plus vous aurez de chances de vous faire sortir de l’arène. Un joueur éjecté voit son pourcentage retomber à zéro et revient sur le champs de bataille quelques secondes plus tard pour reprendre le match, qui dure en moyenne 2 minutes, ce qui laisse peu de temps pour se reposer.

Vous vous en doutez, une bataille à quatre, cela demande beaucoup de réflexes, une attention de tous les instants perturbée constamment par des objets qui vont envahir l’arène et permettre aux joueurs de s’équiper d’armes toutes plus agaçantes les unes que les autres: mines, bombes, pistolet laser, éventail…
Le chaos règne sur l’écran et c’est véritablement jouissif, les coups en traître étant légion, les parties ne se ressemblant pas d’une arène à l’autre tant le contenu est riche.

Voilà pour l’aspect multijoueur (également disponible online) qui est, comme vous vous en doutez, difficile à décrire en quelques mots, tant l’expérience ludique est à vivre.

L’amateur de musique que je suis ne peut faire l’impasse sur cette excellente introduction:

Aux commandes, Nobuo Uematsu, le saint père de nombreuses musiques de la série Final Fantasy (dont l’excellent One Winged Angel de FFVII!), qui livre un thème sensible et épique recomposé tout au long du jeu selon les besoins du niveau traversé ou de la séquence en cours. S’ajoutent à cela des remix très heureux de thèmes de célèbres jeux vidéo très rétro comme Pokémon, Sonic, Kid Icarus, Zelda j’en passe et des meilleurs.

Au delà de l’expérience ludique, SSBB est également une voyage dans les souvenirs de l’enfance, la redécouverte de ces héros qui ont bercés notre enfance dans un contexte autre mais qui saura réjouir le coeur des retrogamers. De fait, si vous ne connaissez pas encore ce jeu, il ne vous reste plus qu’à foncer dessus. De longues heures de pur bonheur vous attendent aux commandes Pikachu, Mario, Bowser, Link, Samus

Focus Jeu Vidéo #22: Castlevania II: Simon’s Quest

7 années se sont écoulées depuis la défaite de Dracula face à Simon dans Castlevania et, pourtant, le mal s’insinue toujours plus profondément, menaçant jusqu’à la vie du héros qui se découvre maudit par le comte qu’il avait pourtant défait. Condamné à mourir très prochainement, Simon Belmont reprend son fouet pour réunir les restes du plus célèbre des vampires, éparpillés au quatre coins de la région dans des manoirs truffés de pièges vicieux et défendus par des monstres terrifiants. Une fois sa quête achevée, il pourra ressusciter le comte et en finir une bonne fois pour toute en le détruisant définitivement, du moins, c’est ce que le scénario optimal prévoit!

Voilà en quelques mots le synopsis de cet excellent titre sorti par Konami sur NES en 1987 et qui, je l’avoue, a été mon premier Castlevania, sur lequel je me suis fait les dents, que je n’ai jamais réussi à finir tant la difficulté m’a semblé parfois insurmontable (l’anglais étant sans doute une barrière certaine pour un enfant de 9 ans 😛 ).

Pourtant il s’en dégage des souvenirs émus, un véritable plaisir du jeu, une ambiance particulière transmise entre autre par des musiques sublimes dont je vous parlais dans ce compendium en décembre dernier. Je n’y reviendrais pas mais Bloody Tears est sans doute ma composition préférée de l’univers tant elle est dynamique, puissante, épique et en même empreinte d’une profonde nostalgie.

Au plus profond du bois, les loups attendent Simon!

Je vais plutôt m’intéresser au système de jeu qui se révèle être une introduction étonnante du RPG dans un univers initialement très action/plateforme. Simon va parcourir un monde riche en contenu aux proportions labyrinthiques où il sera éminemment facile de se perdre voire de mourir lamentablement. Qui plus est, villes et villages viendront entrecouper ces explorations avec la possibilité d’échanger quelques mots avec les autochtones afin de découvrir les manoirs où sont dissimulés les fameux restes de Dracula. Egalement, ce sera l’occasion pour notre chasseur de vampires préféré de se ravitailler en équipement et d’augmenter considérablement son armement pour faire face aux ennemis toujours plus puissants et dangereux. C’est une partie de l’aspect RPG intégré dans le soft et qui s’accompagne d’un système de leveling où le joueur va pouvoir faire évoluer la puissance de Simon selon le nombre d’ennemis abattus au cours de l’aventure.

La nuit, les rues des villes transylvaniennes deviennent définitivement infréquentables…

Les graphismes sont dans la veine d’un Castlevania, gothiques à souhait, inquiétants, soulignant à la fois le côté sinistre des villes mais également l’aspect menaçant et immense des contrées sauvages de la Transylvanie. Cette impression se renforce par l’ajout d’un timer révolutionnaire alternant des périodes de jour et de nuit ayant une influence directe sur l’environnement traversé par Simon. La nuit, les villes et villages se ferment pour laisser la place à des spectres agressifs. Simon ne peut espérer trouver aucune maison ouverte et les contrées sauvages se transforment également en véritable enfer où les ennemis sont bien plus résistants et rapportent bien moins en cœur (l’argent utilisé pour acheter des objets en ville).

Le fameux comte, qu’un jour je rencontrerai paddle en main pour le vaincre!

Non content d’avoir des phases de jour et de nuit chronométrées, Simon’s Quest propose trois fins différentes au joueur selon le temps qu’il aura mis à réunir les reste du comte avant de le défaire définitivement. Un challenge novateur pour l’époque rallongeant la durée de vie du soft et récompensant les hardcore gamers capables de « rusher » le jeu en très peu de temps.

Ce titre est à mes yeux tout simplement classique, cultissime tant l’ambiance, le gameplay et la durée de vie s’accordent pour donner vie à ce chef d’œuvre sensible, touchant et captivant.

Fan de retrogaming, si vous ne connaissez pas ce petit bijou, foncez et, en attendant, (re-) découvrez l’univers de Castlevania via ce speedrun impressionnant où le joueur termine le jeu en moins d’une demi heure…

Découvrez également les nouvelles aventures de Megaman dans son neuvième volet sur console virtuelle!

Focus Jeu Vidéo #14: Teenage Mutant Hero Turtles

Célèbres entre toutes, les Tortues ninja, création issue de la collaboration entre Kevin Eastman et Peter Laird, font partie des découvertes qui ont marqué mon adolescence, que ce soit à travers les films qui ont été réalisés ou les jeux vidéo que j’ai eu plaisir à parcourir.

Le premier d’entre eux fut Teenage Mutant Hero Turtles sorti en 1989 sur NES.

Souvenez-vous de cette introduction légendaire :

Excellent, n’est ce pas?

Un jeu difficile

C’est l’impression qui ressort après les premières minutes de jeu. Le joueur prend en main les quatre tortues, chacune ayant ses spécificités, ses forces et ses faiblesses. Il faudra ainsi jongler entre tous les membres de l’équipe durant des sections plateformes et des explorations du monde en surface.

Le premier stage a pour but de se défaire des deux célèbres mutants adverses, à savoir, Bebop et Rocksteady.

Dans les sections consacrées à l’exploration du monde extérieur, les tortues auront à esquiver des espèces de véhicules rouleau compresseur qui tueront immédiatement le joueur dès qu’il rentrera en contact avec eux.

Le thème lié à cette exploration est léger et distrayant, bien loin du danger permanent que courent les tortues sorties de leurs égouts :

Les sections plateformes du premier stage restent également très légères dans la musique même si la difficulté est déjà présente et les ennemis nombreux.

Une fois de plus, on ne peut qu’être surpris par la profondeur des compositions malgré les limites techniques de la NES.

La traversée du barrage

Sûrement le passage le plus ardu du jeu, en tout cas, celui sur lequel j’ai buté pendant très longtemps. Découpé en deux parties, le barrage, piégé par le clan des Foots mené par Shredder, doit d’abord être escaladé via une section plateformes classique avant que les tortues ne plongent dans l’eau pour désamorcer les bombes. Et c’est là que cela devient très difficile, tant le déplacement dans l’eau demande un doigté et une précision de tous les instants pour éviter d’y perdre toutes ses tortues. Rarement un jeu n’avait poussé la tension si loin et la musique liée à la section sous l’eau est en rapport avec le sentiment de danger omniprésent :

Détail omis: le parcours sous l’eau est chronométré pour ajouter à la difficulté et au stress. Moment de sado-masochisme intense qui offre au joueur l’impression d’avoir réussi quelque chose de grand une fois le niveau terminé.

Splinter enlevé

Bien entendu, ça ne s’arrête pas là et le stage 3 s’amorce par l’enlèvement de Splinter. Les tortues partent à sa recherche à bord de leur van (qui leur offre protection contre les chars rouleau compresseur dont je vous parlais en début de billet).

Ce niveau offre une grande liberté de mouvement au joueur, moment d’accalmie après le stage 2 hyper stressant.

Une nouvelle musique est introduite pour les phases de plateformes, à la fois inquiétante et agressive, toute en nuances, exploitant les sonorités de la NES avec talent :

Après un affrontement épique pour libérer leur maître, les tortues poursuivent Shredder vers l’aéroport JFK.

JFK Airport

Le quatrième stage n’a rien de véritablement marquant, ressemblant étrangement au précédent avec un niveau de difficulté un peu plus corsé mais rien de vraiment insurmontable. J’en profite pour faire un focus sur la musique liée aux différents boss qui est en accord parfait avec le degré de dangerosité de ces adversaires souvent hors du commun :

Nuit tombée

L’aventure périlleuse des tortues se poursuit dans le Bronx à la recherche du Technodrome, base dans laquelle Shredder s’est retranché. L’exploration du monde extérieur est caractérisée par un nouveau thème en rapport avec le degré d’inquiétude croissant du jour. C’est la nuit, des hélicoptères patrouillent et lorsque le joueur est découvert, l’alerte est donnée, relâchant un nombre de monstres poursuivant le joueur jusqu’à ce que mort s’ensuive.

La discrétion est de mise et l’infiltration dans les souterrains jusqu’au Technodrome (qui est le boss final de ce niveau) est rendue ardue par la recrudescence d’adversaires puissants et agressifs. Le thème liée à ces pérégrinations dans les grottes du Bronx abritant Shredder renforce cette angoisse qui naît dans le cœur du joueur :

Une fois le Technodrome immobilise, les tortues l’infiltrent pour y débusquer leur ennemi de toujours dans le sixième et dernier niveau.

L’enfer sur terre

Le désamorçage des bombes du barrage relève du parcours de santé en comparaison de ce qui attend le joueur dans ce dernier niveau. Esquiver les ennemis plutôt que d’essayer de les détruire est souvent la meilleure solution pour espérer arriver avec un maximum de tortues et d’armes devant Shredder, transformé en Super Shredder (sale habitude qu’il traîne dans les films, les jeux vidéo, les comics…).

A ce titre, j’en profite pour vous partager une vidéo mettant en scène l’affrontement contre les différents boss du jeu :

Dans l’ordre, Bebop, puis Rocksteady pour le stage 1, ensuite la tortue mécanique pour le stage 3, puis Mouse pour le stage 4 et vous reconnaîtrez respectivement pour les stages 5 et 6, le Technodrome et Shredder !

Quelques hommages divers et variés

Comme vous vous en doutez, la légende des Tortues ninja a généré un ensemble d’hommage plus ou moins réussi. Musicalement, d’ores et déjà, c’est des covers très rocks par exemple comme la version de Lennart Alsing :

Ce sont également des reprises graphiques juste excellentes faites par  Dave Rapoza (Merci à UFUNK pour le partage et la découverte de ces réalisations graphiques fabuleuses).

Vous en trouverez bien plus ici !

Cela vous rappelle-t-il des souvenirs ?

Redécouvrez également le légendaire Street Fighter 2!

Focus Jeu Vidéo #13: Street Fighter II

Pour ce focus jeu vidéo, je vais vous proposer de faire un bond dans le temps et de revenir en 1991, année bénie où Capcom nous fit don du mythique jeu de combat Street Fighter II. De nombreux volets sont sortis par la suite, venant approfondir le gameplay que ce soit par l’ajout de coups spéciaux supplémentaires ou de nouveaux personnages mais c’est surtout ce volet que je retiens pour tout un tas de raisons, dont la musique !

Je vous propose dans ce billet de redécouvrir quelques thèmes sélectionnés ici et là.

Déjà, instant nostalgie avec le thème d’introduction que certains d’entre vous auront peut-être eu l’émotion de découvrir sur borne d’arcade !

Cela vous rappelle des souvenirs?

Les frères ennemis

Quand on parle SFII, on ne peut que penser aux deux célèbres Ryu et Ken dont les combats sont devenus légendaires. Au départ, leur palette de coups est identique, même si les puristes vous diront que Ken avait tendance à être un peu plus lourd dans les frappes que Ryu.

Au-delà de ce débat de technicien, ce sont surtout deux thèmes qui marquent les esprits et qui sont indéniablement liés aux deux protagonistes (et souvent héros) de la série.

Le thème de Ryu d’ores et déjà :

La composition a un côté mystérieux, une incursion dans la pratique rigoureuse et sérieuse des arts martiaux, reflet du caractère de Ryu en opposé au fantasque Ken.

Et le thème de ce dernier :

Je dois avouer que c’est sans aucun doute ma composition préférée du jeu et avec le temps Ken est devenu également un de mes personnages favoris tant dans le gameplay que dans l’allure du personnage. Très rock et péchu, ce thème a quelque chose de nostalgique malgré tout.

La belle et la bête déchaînée

Les habitués du jeu verront immédiatement de qui je parle : il s’agit bien entendu de Blanka. Sans aucun doute, mon personnage préféré dont j’ai pleuré la disparition (j’exagère) dans les premiers opus de Street Fighter Alpha et par lequel j’ai découvert le jeu sur borne d’arcade. Je ne vais pas vous détailler en long et en large ce que m’inspire ce personnage mais en tout cas, son thème reste en tête depuis ce temps-là :

Blanka étant originaire du Brésil, la composition a fatalement quelque chose d’exotique, évoquant les jungles où le personnage a grandi et développé ses capacités de combat hors normes.

La belle, c’est bien entendu Chun-Li qui fait office de personnage féminin unique dans le jeu et qui donne une touche sexy sur laquelle bon nombre de joueurs ont sans doute fantasmé. Le thème illustrant la jeune femme évoque sans mal la Chine d’où elle est originaire :

Sans être ma composition favorite, celle-ci a le mérite d’être suffisamment marquée par les sonorités pour identifier immédiatement le personage.

US Army

Guile se pose comme le représentant dédié de l’armée américaine, participant à ce tournoi officieux pour venger un de ses camarades assassiné par M.Bison.

Son thème est épique, par excellence, et définit parfaitement le caractère du protagoniste. Droit, puissant et déterminé. Un brin trop parfait ^_^

Et les autres ?

Je fais volontiers l’impasse sur les trois autres personnages (Zangief, Dhalsim et E.Honda) n’ayant pas plus d’affinité que cela avec leur thème musical. En revanche, c’est un plaisir de vous faire partager les thèmes des boss que vous pouvez rencontrer et affronter à l’issue de la première partie du jeu, c’est-à-dire après avoir défait les sept autres personnages.

D’ores et déjà, c’est Balrog que le joueur va rencontrer, un boxer américain, hyper violent et très déloyal. Le lieu de la rencontre est un casino et le thème a quelque chose d’épique avec un soupçon de mélancolie, la fin du jeu approchant :

Une fois vaincu, le boxer laisse place à Vega, l’assassin espagnol, rapide (trop), très agile et remarquablement pénible par ses cris stridents. Son thème est à l’image du personnage : rapide, agaçant, pressant et limite stressant. Quiconque l’aura affronté pour la première fois saura à quel point le climax est à son comble, en partie grâce à la musique, excellente :

Le joueur se dirige ensuite vers la Thaïlande pour faire face au terrible Sagat, combattant géant reconnu comme étant l’empereur du Muay Thaï, n’ayant connu la défaite que contre Ryu (dans le premier Street Fighter).

Le boss final approche et cette troisième rencontre est empreinte de danger à travers la musique et les frappes lourdes de Sagat, qui semble n’avoir aucune faille (son style de combat rappelle celui de Ryu et de Ken).

Et la rencontre finale avec M.Bison est marquée à la fois par un sentiment d’urgence mais également par un côté mystérieux, le boss ultime ayant quelque chose d’inquiétant. Qui plus est, ses mouvements semblent être totalement imprévisibles et dépourvus de faille, ce qui rend l’affrontement encore plus éprouvant pour le joueur. Composition musicale qui met à merveille en avant ce sentiment d’impuissance ressenti durant cette première rencontre…

Une épopée légendaire

Je clos ce billet par quelques covers liées à cette aventure épique que certains musiciens n’ont pas hésité à honorer de reprises excellentes.

D’ores et déjà, c’est The Red Wings qui s’y colle avec une cover metal du thème de Ken (forcément, mon préféré). Le côté déjà rock de la compo originale s’y prête très très bien :

Bien entendu, Ryu bénéficie également de son theme repris cette fois-ci par Ryashon Studio. Le résultat est très sympa et respectueux de l’œuvre originale toute en lui apportant la profondeur de la guitare électrique et une batterie juste excellente :

Ce billet vous évoque-t-il des souvenirs?

Qu’en pensez-vous ?

Découvrez également le mythique Shining in the Darkness!